Vendredi dernier, monsieur Lévesque recevait la visite de l'ex-président fondateur de l'Action Démocratique du Québec (ADQ), Jean Allaire, dans une résidence pour personnes âgées de Saint-Anselme. Ce dernier n'a pas caché son appui pour le candidat caquiste qu'il a côtoyé à l'époque de l'ADQ. Il estime que la Coalition est à l'avantage du Québec car elle a comme objectif d'unir les forces désireuses de changement. "J'ai quitté un parti (le Parti Libéral) pour des questions de principes. Je ne veux pas être la belle-mère des autres, mais j'estime que le rôle d'un ex est de trouver des gens honnêtes pour nous remplacer. Christian Lévesque fait partie de ceux-là."
Questionné par les médias sur le débat de la veille à la radio régionale, Christian Lévesque a profité de l'occasion pour revenir sur certaines des accusations portées contre lui par la candidate libérale et députée sortante, Dominique Vien. Il n'en revient pas qu'elle questionne toujours son appartenance à Bellechasse. "Venant d'une femme qui est née à Lauzon et qui demeure à Saint-Nicolas depuis 2007, je ne comprends pas. J'ai été élevé à Beaumont et joué au hockey à Saint-Charles et j'ai fait le choix de reprendre la résidence familiale à Beaumont. Je suis revenu à mes racines, c'est tout. Ça prend quoi pour être bellechassois aux yeux de madame Vien."
Quant à son passé dans le domaine des affaires, monsieur Lévesque estime avoir fait ses devoirs. "J'ai pas tout réussi au début mais j'ai appris et c'est cette expérience que je veux mettre au service des gens de Bellechasse. Quand mon père m'a confié les rênes de l'entreprise familiale en 2002, on n'a doublé le chiffre d'affaire quand j'étais là. J'estime avoir bien fait. En plus, l'entreprise fait maintenant partie du comté de Bellechasse."
Christian Lévesque a aussi critiqué le fait que la députée sortante a tendance à s'approprier toutes les réalisations dans le comté. "Madame Vien a une perception erronée de son travail, elle s'approprie tous les investissements. Ce n'est pas uniquement grâce à elle qu'on a investi sur les routes de la région, c'est notre argent à tous de toute façon. En passant, il y a eu plus d'argent investis sur les routes dans Lotbinière, le comté de Sylvie Roy, que dans Bellechasse" a-t-il lancé avec un brin d'ironie.
Il l'accuse de fermer les yeux sur certaines problématiques vécues dans la circonscription. "Elle a oublié de grandes parties de son travail et des problématiques du comté peut-être parce qu'elle est devenue ministre. Les problèmes dans l'industrie du bois et du vêtement qu'est-ce qu'elle a fait? Les statistiques le démontrent qu'il y a eu une baisse."
Prônant sur l'ingéniosité des intervenants en place, Christian Lévesque s'estime l'homme de la situation pour les accompagner dans leur démarche. "Quand Rotobec a vu la crise dans l'industrie du bois s'approcher, elle a fait preuve d'ingéniosité et s'est retroussé les manches en diversifiant ses produits. On n'a malheureusement pas senti ça chez madame Vien." Il souhaite maintenant voir des initiatives émerger dans le milieu et certains projets se concrétiser citant en exemple les ressources naturelles. "Golden Hope Mines, qu'on arrête d'en parler et qu'on le fasse si le BAPE prononce éventuellement un avis favorable. Arrêtons de ne parler uniquement que du nord et regardons ce que l'on a chez-nous."
Reconnaissant une certaine parties des mérites de la députée-sortante, monsieur Lévesque a toutefois tenu à rappeler que son adversaire porte les couleurs du Parti Libéral. "Peu importe le bilan qu'elle présente et qu'elle soit une bonne personne, madame Vien a décidé de cautionner son parti et la corruption qui l'entoure." Par rapport au fait que huit personnes ont annoncé leur candidature dans la circonscription, monsieur Lévesque y voit un bel exemple de démocratie. "C'est signe qu'il y a un intérêt et un besoin de changement."

