Selon Environnement Canada, les véhicules de modèle 1995 et d’avant produisent 19 fois plus de pollution atmosphérique que les véhicules fabriqués à partir de l’année 2004. À kilométrage égal, le retrait de 20 000 voitures de l’année 1995 et plus anciennes équivaut à retirer 380 000 voitures de 2004 ou plus récentes.
«Mais, selon les récentes analyses d’Air Care qui a testé des véhicules retirés de la route par l’entremise du programme en Colombie-Britannique, les niveaux moyens d’émissions contribuant au smog des véhicules retirés seraient au moins 32 fois plus élevés que ceux des véhicules de 2004 ou plus récents» a indiqué le président de l’AQLPA, André Bélisle, qui a ajouté que «plus un véhicule vieillit, plus son rendement d’émissions se détériore. Ceci est d’autant plus vrai que, contrairement à plusieurs états et provinces, le Québec ne possède pas encore de Programme d’inspection et d’entretien obligatoire des véhicules automobiles».
Par ailleurs, d’après des calculs conservateurs, le retrait accéléré de ces véhicules a permis de réduire les émissions de composés organiques volatils de près de 500 tonnes et d’oxyde d’azote de plus de 200 tonnes. Ces deux polluants contribuent à la formation de l’ozone troposphérique, un irritant respiratoire et un composant important du smog.
Le programme a également permis d’assurer la récupération écologique de 13 600 tonnes de métaux, 380 000 litres de liquides (essence, huile, etc.) et plus de 2,50 kilogramme de mercure. Déversée dans l’eau, cette quantité de mercure suffirait à contaminer l’équivalent de 450 000 piscines olympiques.
Grâce aux participants qui ont choisi les transports collectifs et actifs, «Faites de l’air!» a permis une réduction réelle d’au moins 6 000 tonnes de dioxyde de carbone (CO2), réduction qui persistera dans le temps. En effet, selon les enquêtes réalisées auprès de participants à des programmes de recyclage automobile, plus des deux tiers des participants choisissant les transports en commun ont affirmé qu’ils continueront à l’utiliser après l’expiration de leur laissez-passer.
Selon la Société de l’assurance automobile du Québec, il y aurait un peu plus de 500 000 véhicules de l’année modèle 1995 et plus anciens immatriculés au Québec. L’AQLPA et ses partenaires invitent tous les propriétaires de vieux bazous à s’en départir pendant qu’il est encore temps de profiter des avantages du programme. Pour se faire, il s’agit de s’inscrire au www.faitesdelair.org.
