Ainsi, la municipalité de Saint-Léon sera dorénavant jumelée aux communautés de Lac Etchemin, Saint-Rose, Saint-Louis, Saint-Cyprien, Sainte-Justine, Saint-Camille, Sainte-Sabine et Saint-Magloire. Les autres municipalités de la MRC des Etchemins, soit Saint-Prosper, Saint-Benjamin, Sainte-Aurélie et Saint-Zacharie rejoignent celles de Notre-Dame-des-Pins, Saint-Simon-les-Mines, Saint-Philibert, Saint-Côme, Saint-René et Saint-Jean-de-la-Lande. Une autre communion de communautés sera composée de 12 municipalités dont Saint-Odilon, Frampton, Saints-Anges, Saint-Joseph et Beauceville. Enfin, les 16 communautés situées au sud-ouest du territoire, dont Saint-Théophile, Saint-Martin et Saint-Benoit ferment la boucle pour la région Chaudière.
Des communautés vivantes
Pour le diocèse, ça prend des communautés chrétiennes locales vivantes afin de faire rayonner l'évangile. Et pour y parvenir, un long processus qui tiendra compte des réalités de chacun sera enclenché dès cet automne. Des équipes régionales viendront donner un coup de main. De plus, Mgr Gaétan Proulx, évêque auxiliaire et la coordonnatrice Marie Chrétien suivront de près tout ce processus. À compter du mois de septembre, chaque communion de communautés devra préparer un plan de travail et y préciser l'ordre des cinq étapes à franchir, soit apprendre à se connaître, se fréquenter et être ensemble, augmenter la vitalité de chaque communauté, définir les orientations communes pour l'évangélisation ainsi que de se donner les ressources et l'organisation requise pour évangéliser. Si tout va comme prévu, ces cinq étapes devraient être franchies au plus tard en 2020.
« Ça peut prendre un certain temps avant que tout se mette en place. Il faut respecter le rythme des différentes communautés, mais il faut avancer ensemble. Seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin », a déclaré l'Archevêque de Québec, Mgr Gérald C. Lacroix, dans une vidéo présentée à l'auditoire. L'Abbé Laval Bolduc, rencontré sur place, s'est dit optimiste pour la suite des choses même si plusieurs changements sont à prévoir. « C'est aux laïcs de prendre leur communauté en main, car il ne faut pas que ça repose uniquement sur les prêtres. Ces changements ont pour but une plus grande évangélisation dans chacune des communautés, sinon on est appelé à mourir. Il faut s'attendre à voir disparaître des célébrations eucharistiques dans certaines municipalités, faute de prêtre. Elles seront remplacées par des célébrations de paroles », de souligner l'Abbé Bolduc, qui voit quand même d'un bon œil les changements proposés par le diocèse de Québec. (Collaboration Pierre Saucier)

