Au cours de cette première Conférence de prestige organisée par le Cégep, Steven Guilbeault, reconnu comme l'un des 50 principaux acteurs mondiaux du développement durable et porte-parole de l'organisme Équiterre, a dressé un rapide bilan de la situation environnementale du Québec. Face au réchauffement climatique, à la déforestation, à l'envolée de la consommation d'un pétrole toujours plus cher à produire, et à un taux de motorisation en constante progression, le Québec fait figure de mauvais élève en ne mettant que peu de moyens en œuvre pour ralentir ce processus. Le Canada lui-même ne consacre que 8 % de son budget d'investissement dans l'économie verte, ce qui est très faible comparativement à nombre de pays d'Europe et d'Asie.
Face à ce constat, Steven Guilbeault déclare que la préservation de l'environnement et l'équité sont les conditions nécessaires à un développement économique profitable à l'individu comme à la société. Dans cette optique, le conférencier met en avant différentes solutions qui s'offrent à chacun de nous pour initier un mouvement citoyen en faveur de l'environnement. Ainsi, l'une des mesures les plus simples réside dans la consommation de produit locaux et dans une démarche d'achat de produits équitables. Plus largement ensuite, chacun peut prendre des initiatives visant à réduire sa consommation d'énergie : de la voiture électrique à l'installation de panneaux solaires, en passant par la construction ou la rénovation d'un habitat avec des matériaux écologiques, voire à l'utilisation d'une petite éolienne.
Enfin, Steven Guilbeault a salué la philosophie écologique de différentes entreprises et associations georgiennes telles que Boa-Franc ou l'Association des propriétaires de boisés de Beauce. Et selon le conférencier, la caractéristique entrepreneuriale de Saint-Georges représente un potentiel certain pour le développement de l'économie verte. Le projet de lancement d'un programme d'études collégiales en maintenance des éoliennes, par le Cégep, en témoigne déjà.
