La Corrivaux et la fameuse cage à Saint-Vallier

HISTOIRE. Le spectacle théâtral «Sur les traces de La Corrivaux» sera présenté pour la quatrième année de suite cet été à l’église de Saint-Vallier, soit le samedi 27 août prochain. La cage de métal dans laquelle le corps de Marie-Joseph Corrivaux fut exhibé en 1763, suivant son exécution, sera exposée à la bibliothèque municipale au cours de cette fin de semaine.

Le public pourra, parallèlement à la pièce, voir la fameuse cage le samedi de 10 h à 19 h 30 ainsi que le lendemain de 10 h à 16 h grâce à une entente intervenue entre la municipalité de Saint-Vallier et le Musée de la Civilisation de Québec et ajoutant un aspect particulier à un événement en voie de devenir une tradition. «On cherche à bonifier l’événement chaque année et la cage est notre fait saillant cette année», indique Isabelle Cadrin du comité organisateur. «On aimerait en faire une tradition sauf qu’on se demande si on jour nous n’aurons pas fait le tour du sujet. L’intérêt démontré par les gens encore aujourd’hui nous montre que c’est possible.»

Comme pour les représentations antérieures, musiciens, comédiens et figurants incarneront les différents protagonistes de l’époque et viendront tour à tour raconter le récit dramatique de celle qui a été condamnée pour le meurtre de son second mari Louis Didier. «Sur les traces de La Corrivaux» met en contexte les faits véridiques du procès, l’exécution et les légendes qui sont encore bien vivantes dans l’imaginaire collectif.

La mise en scène et le scénario ont été créés par l’équipe d’animation de la Commission des champs de bataille nationaux alors que la distribution sera assurée, en grande partie, par les citoyens de Saint-Vallier. Une quarantaine d’entre eux seront en costume d’époque et incarneront les personnages présents au procès de Marie-Joseph Corrivaux.

Un marché public d’antan, une tournée des lieux impliquant la défunte et le tirage d’un tableau de circonstance, réalisé par l’artiste-peintre Christine Claveau, sont aussi à l’agenda. «J’ai voulu imaginer sa descendance sur les terres de ses ancêtres. La maison sur la peinture est celle du grand-père de Marie-Joseph et plusieurs éléments représentent son histoire. Les plus observateurs la verront peut-être sur la toile», indique-t-elle.

La pièce sera présentée le samedi à 20 h et de l’animation sera offerte sur le parvis de l’église à partir de 19 h 15. Une centaine des quelque 400 places disponibles ont déjà trouvé preneur.