C’est ce qui ressort de l’Assemblée générale annuelle de l’Association des propriétaires de boisés de la Beauce, qui se tenait à la Salle multifonctionnelle de Vallée-Jonction, le dimanche 1er mai. Cette résolution pour laquelle l’appui de la Fédération des producteurs de bois du Québec a été demandé fait suite à l’intention signifiée par le MRNF d’attribuer aux groupements forestiers 75 % des enveloppes budgétaires des programmes autres que le programme d’aide à la mise en valeur.
Sur le territoire du Plan conjoint de la Beauce, les trois groupements forestiers bénéficient déjà de 56 % de tous les programmes d’aide, alors que les propriétaires qui ont une convention avec un groupement ne représentent que 45 % du total des propriétaires qui ont un statut de producteur forestier dans la région.
Autres résolutions
L’assemblée générale a aussi demandé à l’Association d’offrir sa collaboration aux MRC de la région afin de participer à l’élaboration éventuelle des Plans de développement de la zone agricole (PDZA). L’intention est de faire reconnaître les droits des producteurs forestiers tout en respectant le potentiel agricole du territoire.
L’Association a aussi été invitée à développer une position dans l’épineux dossier de la taxation municipale et la problématique entourant la hausse importante de la valeur des terres à bois, et des taxes qui vont avec.
Une résolution a aussi été adoptée pour souligner l’importante contribution de M. Raymond Racine, qui a pris sa retraite en février 2011, au terme de 20 années à la direction générale de l’Association.
La réponse de la ministre ne passe pas
Enfin, suite au refus de la ministre Nathalie Normandeau de revoir sa politique en matière de protection des forêts privées affectées par la Tordeuse du bourgeon de l’épinette comme le lui avait demandé les producteurs forestiers de la Breauce lors de leurs assemblées générales de 2009 et 2010, les membres de l’Association ont décidé de revenir à la charge et de demander à nouveau à la ministre de revoir ses politiques en la matière, insistant sur la nécessité de préserver les investissements publics et privés dans la forêt de la Beauce et des Etchemins. On veut ainsi éviter la perte d’importants volumes de bois pour le développement économique de la Beauce-Etchemins.

