Pour Louis R. Joyal, président des Céréaliers du Québec « L'expérience vécue dans le secteur du blé de consommation humaine est la démonstration éloquente que le système agricole actuel, chapeauté par un organisme syndical accrédité (l'Union des producteurs agricoles - UPA) et ses fédérations affiliées, ne peut plus durer. »
L'objectif visé est d'amasser 250 000 $ en 2 ans. Ces sommes serviront d'abord et avant tout à accentuer les démarches politiques auprès du gouvernement du Québec afin d'influencer les élus provinciaux pour obtenir les changements à la Loi sur les producteurs agricoles et la Loi sur la mise en marché des produits agricoles et agroalimentaires. Ces changements sont nécessaires à la pérennité et à la rentabilité de nos fermes. Les sommes amassées permettront aussi d'assurer une plus forte présence médiatique et d'accorder davantage de soutien aux producteurs agricoles, notamment en matière juridique lorsque requis.
« Combien de temps pourrons-nous encore endurer que l'entité syndicale accréditée qui bénéfice de tout le financement prévu par la Loi prennent des décisions qui sont contraires à nos valeurs, à nos droits et à la rentabilité de nos entreprises ? » questionne M. Joyal.
Les Céréaliers du Québec invitent aussi les producteurs agricoles et l'ensemble des intervenants qui souhaitent du changement à tourner leurs revendications vers la commission parlementaire sur la Politique bioalimentaire qui s'amorcera dans les prochaines semaines. L'organisme y a d'ailleurs déposé un mémoire détaillé soutenant sa position.
Actifs depuis 2004, les Céréaliers du Québec sont membres du Conseil des entrepreneurs agricoles (CEA) qui regroupe également l'association des érablières-transformateurs des produits de l'érable et l'association des jardiniers maraîchers du Québec. Le CEA travaille activement à promouvoir une vision entrepreneuriale de l'agriculture, peu importe la taille ou le type d'entreprise.

