Les deux ministres ont souligné qu’une certaine paix était maintenant palpable dans ce dossier qui a déjà représenté un irritant majeur dans les relations habituellement cordiales entre les deux pays. Ottawa et Washington avaient établi en décembre qu'une prolongation de l'entente actuelle de sept ans était préférable à la réouverture des négociations, mais ils en avaient reporté l'annonce jusqu'à ce que les deux ministres se rencontrent. Avec la prolongation annoncée lundi, l'accord restera en vigueur jusqu'en 2015.
Cela ni signifie toutefois pas que des disputes n'auront pas lieu au sujet du commerce du bois d'oeuvre pendant les trois prochaines années. Les États-Unis lanceront au cours des prochains jours une plainte pour commerce injuste à l’endroit de la Colombie-Britannique, qui sera entendue en février par un panel international.
L’industrie satisfaite
L'Association des produits forestiers du Canada (APFC) s’est réjouit par voie de communiqué que le ministre du Commerce international, Ed Fast, en ait fait l’annonce, avec le représentant américain au Commerce, Ron Kirk, et prétend que l’accord assure une stabilité et une prévisibilité pour ce qui est de l'accès au marché le plus important pour le bois canadien, les États-Unis. L'industrie croit qu'en cette période d'incertitude sur les marchés, il est bon de le prolonger de deux ans pour maintenir un certain niveau d'assurance à l'égard de cet accès.
Les entreprises forestières canadiennes ont traversé une période difficile au plan économique, la récession mondiale et les marchés changeants ayant entraîné des fermetures d'usines et des pertes d'emplois. Le secteur a cependant réussi à diversifier ses marchés, en particulier en Asie. Les exportations de bois en Chine ont été multipliées par 46 depuis 2000 et le secteur est maintenant le principal exportateur canadien en Inde et en Chine. Toutefois, les États-Unis représentent toujours environ les deux tiers des exportations de produits forestiers canadiens.
En 2010, les exportations de bois d'œuvre résineux vers les États-Unis s'établissaient à 9 milliards de pieds-planche, par rapport à plus de 21,5 milliards en 2005.

