Ainsi, tant les représentants municipaux que les producteurs agricoles souhaitent mettre davantage en valeur les territoires situés en zone agricole tout en favorisant le développement des communautés en continuant d’identifier des secteurs où des résidences pourront être construites en zone agricole. Une concertation impliquant l’ensemble des milieux concernés devra toutefois continuer de se faire et même s’accentuer. Les intervenants devront entre-autre remettre à jour leur connaissance du territoire et prendre à nouveau en compte les particularités des milieux et leurs réalités. On devra toutefois aussi prioriser et mettre davantage en valeur le potentiel agricole de la région estime l’UPA de la Beauce, initiateur de la rencontre.
L’organisme croit au succès de cette démarche et argumente sa réflexion sur le fait que des gestes concrets ont déjà été posés dans le passé citant en exemple l’article 59 de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles où plusieurs municipalités ont pu élargir leur périmètre urbain ou recycler certaines zones agricoles en territoire habitable.
Pour ce faire, une modulation de certaines politiques et programmes devra faire partie de la réflexion de façon à favoriser la relève et certaines barrières au développement agricole devront aller de l’avant, telles que l’interdiction de mettre en culture de nouvelle superficie, certaines règles sur le reboisement de même que les règles sur la gestion des fumiers qui ont besoin d’une remise à jour. Une demande a ainsi été adressée au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation pour qu’il élargisse à l’ensemble du territoire québécois les projets-pilotes actuellement en cours sur le développement de la filière agricole.
On suggère aussi le développement de nouvelles productions et une diversification de l’agriculture dans une perspective de développement durable, l’implantation d’activités complémentaires et que tout ça se fasse dans le but d’assurer le maintien et la viabilité des communautés rurales.
L’élaboration et la mise en œuvre d’un tel exercice nécessitera toutefois une implication importante des principaux acteurs estime l’UPA de la Beauce et des coûts importants qu’elle ne peut chiffrer pour le moment. Une contribution gouvernementale sera nécessaire estime la Fédération locale pour en pour en assurer le succès et le temps requis devra assurément être limité pour en assurer sa réalisation.

