Ceux-ci se sont montrés particulièrement intéressés par les conférences de messieurs Rénald Roy et Marc-Ande Doyon.
Évaluateur agréé à l’emploi des MRC Robert-Cliche et Les Etchemins, le premier a élaboré sur les différentes étapes menant à la fixation de la valeur des boisés, notamment celles de consultation des photos aériennes, de la matrice graphique, des inventaires du MRN, etc. qui permettent une évaluation précise de la valeur des boisés présents sur une propriété forestière. Cette valeur qui connaît annuellement une augmentation de 8 %, ce qui donne aux boisés un rendement largement supérieur à celui du marché boursier, est d'ailleurs le seul élément du compte de taxes municipales sur lequel les évaluateurs interviennent. «Le taux de taxation tient à une décision politique sur laquelle les évaluateurs n’ont aucune influence» mentionnait M. Roy.
Fiscaliste à la Fédération de l’UPSA de la Beauce, Marc-Ange Doyon a, quant à lui, à la fois captivé et déridé son assistance en comparant les impacts fiscaux de la vente d’un chalet et d’un boisé à son enfant selon différentes hypothèses telles leur vente à sa valeur marchande, au prix coûtant, au prix de 1 $, etc, ainsi que les conséquences de ces choix au moment de la revente du chalet ou du boisé par l’enfant en question. La présence au terme de sa conférence de plusieurs des personnes de l’assistance à la table de M. Doyon pour obtenir des informations additionnelles ou sa carte professionnelle démontre l’intérêt suscité par cette conférence qui a été suivie de celle de Doris Labrie, conseiller principal et agent rural au CLD L’Islet.
Ce dernier a alors décrit les différents projets, initiatives et orientations pris par la Coopérative de solidarité des produits forestiers non ligneux de la MRC de l’Islet, qui compte actuellement 60 membres, dans le but de rentabiliser l’exploitation de ces ressources. Notons à cet égard, le développement d’une marque «Finesse Boisée» pour la mise en marché des petits fruits, champignons, têtes de violons, etc. récoltés dans l’Islet ou achetés dans d’autres régions du Québec. Le choix fait par la coopérative d’opter pour les plantations de petits fruits compte tenu de leur rareté en milieu sauvage pour assurer un approvisionnement plus stable et l’engament de certains producteurs dans ces productions, ce qui garantira un approvisionnement plus stable a aussi été évoqué par M. Labrie, en clôture de ce souper-conférences, visiblement apprécié de l’assistance.

