Les francophones de la Ville Reine ontarienne veulent avoir leur propre ‘Quartier français.’
Après tout, les anglophones ont leur quartier à Montréal. À Toronto les Grecs, les Italiens,les Chinois, les Indiens, même les Tamuls, ont tous leurs quartiers.
Bien qu’il y ait seulement 50 000 francophones à Toronto au dernier recensement (avant que Harper l’abolisse) c’est bien assez pour un petit quartier à soi-même.
Ils ont signé une pétition (moins de 220 noms) pour que leur soit accordé un quartier le long de la rue Carlton entre Yonge et Parliament. Il n’y a pas de francophones-là encore mais il a une vieille église Sacré-Cœur pas loin, et où il y a la volonté, tout est possible.
Le coin français engloberait l’ancien Maple Leaf Gardens, ou la Coupe Stanley n’a pas été vue depuis 1967 – pas exactement un coin propice aux grandes victoires.
Je m’adonnais à être à Toronto il y a une semaine et j’ai demandé à des anglophones dans la rue ce qu’ils penseraient d’un quartier de Toronto désigné « français. »
Plusieurs m’ont répondu : « Faux coffre, Cléroux. Faux coffre! »
Je ne sais toujours pas ce qu’un faux coffre peut bien avoir à faire avec un quartier français!
