Ces moments hilarants sont principalement redevables aux complices de longue date, que sont André Mercier et René Bourgault, qui tiennent respectivement les rôles de Gonzague Therrien et d’Alfredo Fradette alias Alfrédo Monteo, dans cette pièce mise en scène par Céline Lemieux.
Réunis après de nombreuses années de séparation à la résidence pour personnes âgées «Aux douces heures» où Gonzague Therrien tenait le rôle d’organisateur et d’animateur d’activités récréatives jusqu’à l’annonce de l’arrivée de son ancien partenaire des «Beaux fins finauds», Alfredo Fradette, parmi les pensionnaires de la résidence, ces deux personnages déclenchent de nombreux fous rires dans l’assistance.
Pour plusieurs ces fous rires sont déclenchés lors de la narration d’une panoplie d’histoires drôles à différents moments du déroulement de cette pièce soit lorsque les deux comédiens jettent un regard rétrospectif sur les grands moments de leur carrière de duo comique Les beaux fins finauds, ou encore, lors de la conclusion de cette pièce dans laquelle André Mercier et René Bourgault donnent toute la mesure de leurs talents de comédiens en se métamorphosant dans la peau d’un vieux grincheux hargneux et chique la guenille dans le premier cas et dans celle d’un rescapé d’un accident cérébrovasculaire manifestement affecté physiquement par cet accident dans le second.
Ces deux comédiens aguerris ne sont d’ailleurs pas les seuls atouts de cette pièce, qui permet de faire la découverte d’une jeune comédienne talentueuse, en la personne de Maude Baillargeon. Cette dernière incarne brillamment le personnage de Blandine Morissette, la confidente de Gonzague, avec ses répliques et ses mimiques bien dosées, qui font rapidement oublier que ce personnage du 3e âge est interprété par une jeune femme dans la trentaine.
Enfin, Marie-Josée Morin, qui incarne les rôles de l’infirmière et de Lili Diotte, complète la distribution de cette pièce dont la trame de fond enrobe les prestations du duo des beaux Fins Finauds.

