Monsieur Charest a traité de divers sujets régionaux dont les difficultés que vit la MRC des Etchemins mais s'est tout de même inspiré du dossier du Mont Orignal pour illustrer qu'une prise en main du milieu était toujours utile dans les moments difficiles." On est très conscient des difficultés que vit la MRC des Etchemins d'autant plus qu'on connait les difficultés que vit le secteur forestier depuis plusieurs années. On a récemment déposé une loi pour que nos programmes puissent être adaptés aux régions justement pour répondre à des besoins plus spécifiques. Le dossier du Mont Orignal et celui de 300 000$ accordé à la MRC pour des projets particuliers annoncés récemment sont des exemples de ce soutien que l'on peut faire."
Il a aussi répondu aux inquiétudes des producteurs de boisés de la Beauce qui souhaitent toujours la révision de la Décision 19 et du partage des budgets en aménagement. "La Forêt n'est pas seulement publique, elle est privée aussi. Ce que l'on veut avec le nouveau régime forestier, c'est de permettre aux producteurs privés d'en tirer un bon profit. Il peut y avoir des difficultés dans la transition vers le nouveau régime, on va suivre ça de très près. Le problème de fond ne change toutefois pas. Depuis 2006 que le secteur forestier est en crise depuis que l'immobilier américain est en chute libre et tant que ça ne reprendra pas, on aura des difficultés. On veut toutefois que les producteurs privés aient leur place là-dedans."
Il a poursuivi en parlant de la deuxième et troisième transformation des produits du bois. "On a des avancés intéressantes au niveau de la biomasse et des biocarburants. On a aussi appuyé récemment des entreprises où l'on fabrique de la nanocellulose. Y a des signaux qui sont positifs. Il ne faut pas perdre de vue que le secteur américain finira par reprendre un jour et il y a l'exportation qui nous offre de nouveaux marchés alors faut conserver certains de nos acquis."
Jean Charest estime de plus qu'il y a un enjeu global de relève d'entreprise au Québec en raison du vieillissement de la population. "On va chercher à régler le problème de la fiscalité à ce chapitre. Il faut que ce soit plus simple de léguer une entreprise à un membre d'une même famille entre-autre. On est de bons entrepreneurs au Québec, j'en suis convaincu et notre job est de créer des conditions favorables à son émergence. On est en train de mettre en œuvre une grande politique d'entrepreneurship au Québec. Ça exige toutefois un changement de culture. La meilleure façon d'y arriver c'est d'avoir des exemples et il y en a dans Bellechasse."
En matière d'agriculture, Jean Charest mise sur l'exportation mais pas question de toucher à la gestion de l'offre. "On a beaucoup travaillé et eu de bons débats avec l'UPA en matière d'agriculture. Il n'est pas question de toucher à la gestion de l'offre en passant. On pense toutefois à un partenariat élargi avec l'Europe mais on voit tout de même des possibilités pour le secteur agroalimentaire et la transformation."
Monsieur Charest a rappelé le soutien qu'il souhaite offrir aux travailleurs âgés de 55 ans et plus lors de sa visite. "D'abord, les gens vivent plus longtemps et en meilleure santé plus longtemps. On voudrait leur permettre de travailler à temps partiel si c'est leur souhait. Si des personnes plus âgées avaient ce choix-là, elles resteraient au travail. Il y a des baisses d'impôts qui vont s'appliquer là-dessus."
Quant au manque de médecins dans les régions du Québec, monsieur Charest croit beaucoup au principe des coopératives de santé. "Le modèle nous intéresse car il fait les choses différemment et en fait plus." Il est toutefois en désaccord avec les ténors de la Coalition Avenir Québec qui estiment que les problèmes peuvent être réglés rapidement.

