Fort d'une randonnée de 288 kilomètres et d'une durée de 10 jours, il estime que cette randonnée lui a donné l'occasion de rencontrer des centaines de citoyens et de citoyennes de son comté. Avec le départ à la retraite imminent des baby-boomers, Benoit Comeau considère qu'il faut porter une attention particulière au renouvellement des travailleuses et des travailleurs. « Juste en achetant nos médicaments en gros [Pharma-Québec], on aurait assez d'argent pour enrayer la hausse des frais de scolarité et assurer la gratuité scolaire. Les québécois ont toujours eu les moyens de se payer une éducation de qualité, accessible à tous et toutes.» Celui-ci s'est assuré de mettre l'emphase sur le fait que Québec solidaire promet une « totale » gratuité scolaire. « Ça passe par le fait d'alléger le fardeau des parents pour le matériel scolaire, les frais de scolarité, les frais afférents et tous les passes droits pour refiler la facture aux parents. » De plus, le candidat a souhaité rappeler le fait qu'un bachelier remboursera bien assez vite les coûts liés à sa formation par l'impôt.
Plus que jamais, le candidat solidaire considère qu'il est urgent de changer le mode de scrutin pour rendre les choses plus égalitaire. « Si on veut que les jeunes continuent à s'intéresser à la politique, il faut avant tout qu'ils aient l'impression que leur vote compte. » Chose certaine, celui-ci enjoint les Libéraux à envisager cette avenue s'ils ne veulent pas être pris dans la tourmente du vote divisé à leur tour. « Le problème, c'est qu'avec la pluralité politique grandissante au provincial, le vote anglophone ne sera bientôt plus une valeur sure pour le parti Libéral. Cette année, c'est une lutte à trois, dans cinq ans, ce sera une lutte à cinq. Tout le monde va y perdre, même les Libéraux.»

