Bien sûr, une interruption de services de quelques mois en raison du congé de maternité de la seule docteure oeuvrant à la clinique médicale à l'époque, la docteure Cathy Sanfaçon, a ponctué le déroulement de ses cinq premières années d'existence, mais de pareilles interruptions de services sont désormais impensables compte tenu justement de l'entente de partenariat conclut entre l'UMF et la coopérative.
Cette entente permet de surcroît l'émergence dans Bellechasse-Sud du nouveau modèle de pratique médicale privilégié par les jeunes médecins, celui de médecins de famille travaillant en complémentarité et en collégialité avec leurs collègues spécialistes pour assurer les meilleurs soins et les meilleurs suivis possible aux patients plutôt que de travailler seul en silo dans un cabinet de consultation privée.
Qui plus est, le modèle de pratique prôné par les médecins oeuvrant à la clinique médicale de Saint-Damien en est un de suivi rigoureux et systématique des patients, ce qui est un gage additionnel de soins de qualité pour la population de Bellechasse-Sud.
Prétendre comme le fait le président de la Coop de santé, Marcel Dostie, que sans l'implantation de cette dernière dans Bellechasse-Sud tous ces acquis n'auraient pu être obtenus, constitue une lapalissade, vérité qui ne pourra d'ailleurs que se confirmer dans les années à venir avec l'abandon prochain de la pratique médicale par les médecins oeuvrant à Saint-Paul-de-Montminy où le retrait progressif de la profession de ceux de Saint-Raphaël, qui n'acceptent plus de nouveaux patients.
La population de Bellechasse-Sud peut donc se compter très chanceuse, sinon privilégiée d'avoir sur son territoire une clinique médicale porteuse d'avenir.
655 personnes en grande majorité résidante des quatre municipalités mentionnées l'ont d'ailleurs bien compris en devenant membres de la Coop de solidarité des Monts de Bellechasse. Pour leur part, une vingtaine d'entreprises, organismes et institutions ont versé au cours des cinq dernières années près d'un quart de million de dollars pour aider à l'implantation de leur coopérative de santé et au financement d'une partie de ses frais de fonctionnement, car la Coop de santé des Monts de Bellechasse figure parmi les seules sinon la seule du Québec à ne pas demander de cotisation annuelle à ses membres pour profiter de ses services et à ne pas limiter à ses seuls membres l'accès à ceux-ci.
Leurs motivations pour ce faire n'avaient donc rien de personnel ou de corporatif. Au contraire, leur implication en était plutôt une visionnaire, solidaire et porteuse d'avenir pour toute la collectivité de Bellechasse-Sud, qui peut aujourd'hui se féliciter, comme l'affirmait sans ambages mardi dernier en assemblée générale de la Coop, la docteur Cathy Sanfaçon, d'avoir accès à des services de santé de qualité qui se comparent avantageusement à ceux auxquels les citoyens des grandes agglomérations urbaines ont accès en terme de services de première ligne.
Aujourd'hui bien implantée et opérant selon un modèle d'avenir, la Coop de santé des Monts de Bellechasse continue toutefois d'avoir besoin de l'appui des populations qu'elle dessert ainsi que des entreprises et des organismes qui y interviennent pour l'aider à équilibrer les colonnes des revenus et des dépenses, ce qu'elle anticipe faire d'ici cinq ans alors que les paiements de l'hypothèque contractée lors de l'acquisition de l'immeuble qui abrite ses locaux seront terminés.
Ses dirigeants en appellent donc à la solidarité de ceux des quelque 4 000 habitants de quatre municipalités mentionnées, voire des quelques milliers d'autres des municipalités limitrophes, qui n'ont pas jusqu'à maintenant été réceptifs à l'appel à devenir un de ses membres solidaires.
Cet appel vaut aussi pour les entreprises et organismes pour qui la présence d'une coop de santé dans le milieu constitue un atout indéniable pour le recrutement et la rétention de leur personnel.
Enfin, tout un chacun, jeunes et moins jeunes, organismes, corporations et institutions de Bellechasse-Sud devraient se sentir concerner par leur Coop de santé et prendre fait et cause pour cette dernière, comme ils le font pour d'autres nobles causes comme Leucan, OLO, la Société canadienne du cancer, voire même leurs comités de loisir, etc, et ce, en ayant en tête qu'un jour, qu'on leur souhaite le plus lointain possible, leur implication et leur solidarité leur profiteront personnellement en plus de l'être pour leur collectivité.

