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La modération à bien meilleur goût

André Poulin
Publié le 14 Décembre 2011
Publié le 14 Décembre 2011
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Durant des années, il s'est dévoué corps et âme pour fonder le Club quad du Massif du Sud aux frontières, obtenir des droits de passage sur des terrains privés, négocier avec certaines municipalités le droit de circuler sur leurs routes, aménager des sentiers permettant de relier les différentes municipalités des Etchemins et les entretenir.

Sujets :
Club quad , Fédération des Clubs quad , Morissette station , Saint-Magloire , Rang Saint-Cyrille , Rang du Lac.Le

Tout un héritage donc que celui laissé par feu Félicien Prévost de Saint-Magloire, dont les réalisations sont malheureusement compromises dans sa propre municipalité en raison ce qui est peut être considéré comme un différend ou comme un malentendu entre les actuels dirigeants du Club quad Massif du Sud aux Frontières et les autorités municipales de Saint-Magloire relativement à des droits de passage sur le rang Saint-Cyrille et le rang du Lac.

Le refus des membres du conseil municipal d'accorder les droits de passage sur lesdits rangs a en effet amené les dirigeants du Club quad à dénoncer l'entente qu'ils avaient conclue avec la municipalité pour les rangs Saint-Armand (7,5 km) Saint-Hilaire Nord (7.4 km), Saint-Hilaire Sud ( 6 km), le rang Saint-Léon ( 5.7 KM) et le rang Saint-Anselme entre la route 281 et le Relai 4 saisons. Parallèlement à cette dénonciation qui a pour effet d'annuler les droits de passage accordés par la municipalité sur ces rangs, le Club a aussi fait supprimer leur tracé sur les cartes GPS de la Fédération des Clubs quad ainsi que la signalisation spécifique aux quads qui s'y trouvaient de telle sorte que Saint-Magloire est pour ainsi dire disparu de l'écran radar des quadistes.

Cette décision que les élus de Saint-Magloire considèrent prématurée, exagérée, disproportionnée notamment en raison de la situation qui prévaut dans la municipalité voisine de Saint-Sabine, où aucun droit de passage n'a été accordé sur quelque rang que ce soit, met en évidence la difficulté de concilier les intérêts des adeptes du quad et ceux des propriétaires riverains des rangs généralement en terre, qui craignent de voir leur tranquillité et leur environnement perturbé par la circulation des véhicules hors route et comptent sur leurs élus pour défendre leurs intérêts.

Elle met aussi en exergue l'urgence pour le comité quad-motoneige mis sur pied dans la MRC Les Etchemins de reprendre ses travaux interrompus depuis quelques mois afin d'éviter que des malentendus entre élus et directeurs de club quad ne dégénèrent comme c'est présentement à Saint-Magloire.

Des alternatives comme celle d'utiliser l'emprise du chemin de fer du Québec central entre Saint-Just et Morissette station comme sentier provincial de VTT et de motoneige, qui permettrait de résoudre une très grande partie du problème, existent, mais il faut se concerter pour les mettre en œuvre. Pour que cette emprise se transforme en pistes provinciales de quad et de motoneige, il faudra en effet que des modifications aux règlements qui régissent la circulation de VTT sur les terres publiques soient apportées, comme cela a été fait au Massif du Sud et sur les terres publiques de Saint-Zacharie, où les quadistes et motoneigistes doivent posséder leur vignette de membre pour y circuler légalement.

La concrétisation d'une telle hypothèse n'exclura toutefois pas la nécessité pour les élus, les propriétaires terriens, les commerçants et les quadistes de s'asseoir ensemble pour planifier l'aménagement et l'entretien de sentiers de raccordement à l'éventuel sentier provincial de l'emprise ferroviaire du Québec, s'ils veulent profiter des éventuelles retombées économiques engendrées par les quadistes et motoneigistes pour les uns et des services de proximité disponibles dans la région pour les autres

Comdamnés à s'entendre, tous les acteurs impliqués dans le dossier des sentiers quad seraient donc bien avisés de faire preuve de respect et de retenu les uns avec les autres pour ne pas compromettre le climat des discussions qu'ils devront forcément avoir un jour ou l'autre.

 

 

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    Michel Duplin
    - 15 Décembre 2011 à 11:21:44

    Toutes les mesures visant à assurer la sécurité des gens doit-être une priorité incontestable ! L'utilisation de l'emprise ferrovière peut très facilement sembler le meilleur avenue pour régler la situation déplorable qui se présente. Il ne faut cependant pas oublier que l'emprise ferrovière existe afin de sécuriser les déplacements ferrovières et permettre que le déneigement de la voie n'endommage aucune propriété. Comment peut-on tenir sécuritaire cette piste de véhicules hors-route lors des tempêtes hivernales ? Devrons-nous prioriser le loisir aux besoins de toute la grande région ? Faut maintenir en valeur sure le fait que la relance économique de nos régions peut fortement dépendre de la relance du transport ferrovière !

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  • Nom de l\'usager
    Danile PETILLOT
    - 14 Décembre 2011 à 18:34:59

    Bonjour, Je ne pense pas que l'on puisse, après trois refus successifs de la municipalité, employer les termes « différend » ou « malentendu », ceux-ci impliquant tous deux une notion d'incompréhension amenée par un dialogue ou une discussion, mais toujours par des échanges ! A ce jour, bien que s'en défendant, la municipalité n'a jamais fait autre chose que de dire ou d'écrire qu'elle restait ouverte, le dialogue s'arrête t-il donc là... ou est-elle ouverte à un dialogue fermé ! Lorsque les élus de St-Magloire ont, à l'unanimité, refusés notre demande, en ont-ils au préalable analysé les fondements, je n'en suis pas certain ! Comment peuvent-ils qualifier notre décision de « prématuré, exagérée et disproportionnée » alors que par le maintien d'une situation ambigu, partie intégrante de notre héritage et semblant convenir antérieurement à tout le monde, le Club, par l'apposition de sa signalisation, dirigeait TOUS les quadistes sur la route 281, strictement interdite, sans autre alternative. Devant un tel niveau d'insécurité et d'illégalité dont le club endossait l'unique responsabilité, cette décision apparaît bien au contraire faire partie des devoirs d'un club responsable. Quant à la comparaison avec la municipalité de Ste-Sabine, elle est extrêmement maladroite car il n'y a aucune rupture du réseau de sentiers, ce qui n'est pas le cas pour St-Magloire. Ste-Sabine a fait le choix de ne pas s'ouvrir à la circulation des quads, mais cette décision ne touche que ses résidents et commerces et n'affecte pas les échanges économiques régionaux. Par ailleurs, et sans qu'il y ait de lien corrélatif, puisque ne touchant absolument pas la situation actuelle, la municipalité souhaite une reprise des travaux du comité quad-motoneige : je précise que ces travaux n'ont jamais été arrêtés comme elle le mentionne, et en tout état de cause, dans la meilleure des situations, plusieurs années seront certainement nécessaires avant de concrétiser une avancée significative sur le terrain. En conclusion, nul n'étant tenu à l'impossible, il ne peut donc y être condamné... à méditer ! Daniel PETILLOT – VP du Club

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