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Un relance essentielle aux régions

André Poulin
Publié le 21 Décembre 2011
Publié le 21 Décembre 2011
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Les années se suivent et se ressemblent dans le secteur forestier où, la dernière semaine a été marquée par des pertes de centaines d'emplois, plus de 900, qui s'ajoutent à des milliers d'autres survenus au cours des cinq dernières années.

Sujets :
Papier White Birch , Association des produits forestiers du Canada , Stratégie , Québec , Kénogami , Ascension

Ces pertes d'emplois ( 600 à Québec chez Papier White Birch, 150 à Kénogami chez Produits forestiers résolu et 165 autres à L'Ascension chez Produits forestiers Arbec) s'ajoutent aux 30 000 emplois forestiers directs déjà perdus au cours des six dernières années dans les régions du Québec et aux 60 000 emplois indirects associés au secteur forestier, qui y ont connu le même sort.

Avec un pareil bilan, il ne faut pas s'étonner que les régions du Québec s'appauvrissent tant en terme économique que démographique.

Dans Chaudière-Appalaches, notamment dans Les Etchemins, comme dans les autres régions du Québec où les fermetures de moulins à scie ou des machines à papier, le cas échéant, se sont multipliées au cours des dernières années, le phénomène d'exode des populations rurales vers les centres urbains ne pourra en effet que s'accentuer compte tenu de l'incapacité de leurs travailleurs forestiers de vivre honorablement de l'exploitation de cette ressource première qu'est le bois.

Faute de pouvoir dénicher un travail, la population active plie bagage, ce qui contribue à l'effritement de tissu social des régions et menace leur capacité d'initier des projets susceptibles de relancer leur économie.

Préserver les emplois des 100 000 Québécois et Québécoises, qui travaillent encore dans le domaine forestier ainsi que ceux de leurs 140 000 collègues canadiens qui comme eux œuvrent dans le secteur forestier, qui s'avère l'un des plus gros employeurs du Canada avec un chiffre d'affaires de 57 milliards de dollars par année, représentant 2 % du PIB du Canada, devrait donc s'avérer une priorité pour les gouvernements, s'ils veulent contribuer à conserver un tant soit peu de dynamisme aux régions rurales du pays.

Pour l'Association des produits forestiers du Canada et son président Avrim Lazar, le gouvernement devrait accentuer le financement des programmes qui accélèrent la transformation du secteur des produits forestiers, notamment en garantissant un soutien durable à FPInnovations et au Programme de promotion du leadership environnemental du Canada dans le secteur forestier..

Au cours des dernières années, l'industrie s'est selon lui efforcée de se transformer pour pénétrer de nouveaux marchés, fabriquer des produits innovateurs et améliorer sa réputation d'industrie verte et novatrice, mais il faut selon M. Lazar garder le cap et, en ce sens, Ottawa devrait notamment continuer à financer les programmes actuels de la Stratégie sur la compétitivité à long terme de l'industrie forestière.

Le gouvernement du Québec est aussi interpellé en tant que partenaire incontournable de la relance du secteur forestier. L'adoption d'une loi favorisant l'utilisation du bois dans les immeubles publics, la création d'un chantier sylvicole impliquant les différents acteurs du secteur et l'instauration d'un régime d'épargne-actions sont quelques unes des avenues proposées par le Parti Québécois pour favoriser la relance de ce secteur vital au dynamisme des régions rurales.

Compte tenu de cette importance, les travailleurs, les entreprises, syndicats ou associations de propriétaires forestiers tout autant que les groupements forestiers, les CLD et la SADC de Bellechasse-Etchemins ne devraient pas, quant à eux, se contenter d'attendre après les solutions miracles des gouvernements mais être proactifs en travaillant ensemble à la recherche et à la mise en oeuvre d'avenues de développement porteuses d'avenir pour les régions agroforestières du Québec, comme la nôtre.

L'exploitation des produits forestiers non ligneux, la location de lots forestiers à des chasseurs, l'utilisation de la biomasse, etc. constituent quelques-unes de ces solutions, qui s'offrent aux régions,

Pour se les approprier et relever les défis logistiques et organisationnels qu'elles posent, tous devront toutefois miser forcément sur la concertation.

 

 

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