Pourtant, les exemples à l'appui de cette affirmation existent un peu partout dans le monde.
En Suède, comme précisé dans le document audiovisuel qu'il a présenté à cette occasion, l'objectif à court terme est de répondre à 20 % aux besoins énergétiques de l'industrie du transport avec cette forme d'énergie. On y apprenait aussi que la Chine répond actuellement à 40 % des besoins ruraux en énergie avec la biométhane, que 100 000 bioréacteurs sont dénombrés au Vietnam, 5 000 en Allemagne et que l'Europe vise satisfaire à moyen terme 20 % de ses besoins énergiques avec le biométhane.
En 2008, le Québec et le ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs à l'époque, Line Beauchamp, ont emboîté le pas et se sont engagés sur cette voie en mettant de l'avant le programme de traitement de matières organiques par biométhanisation et compostage, qui accorde aux municipalités une aide financière équivalente aux deux tiers des coûts admissibles pour les projets de biométhnanisation.
En vigueur jusqu'au 30 septembre 2013, le programme a suscité l'intérêt de petites et grandes municipalités.
À ce jour, six projets ont fait l'objet d'annonces publiques. Un premier l'a été dans la MRC de Rivière-du-Loup, le 12 janvier 2010, où la Société d'économie mixte d'énergie renouvelable de la région de Rivière-du-Loup, formée de la MRC et de la Ville de ce nom, qui la détiennent à 51 %, et de la compagnie Envirogaz, investira avec l'aide des gouvernements fédéral et provincial 14,7 millions de $ pour la construction d'une usine de traitement des déchets organiques. Cette dernière créera plus d'une centaine d'emplois directs et indirects dans cette région. Prévue être construite cet été, l'usine traitera les déchets organiques des quelque 35 000 résidants de cette MRC, de leurs commerces et entreprises.
Le 20 janvier de cette même année, un investissement de 57 M $ était annoncé par les trois paliers de gouvernement pour la construction d'une pareille usine à Québec alors que le 1er février le 2010, ce sont 559 M $ d'investissement pour la construction de quatre usines de biométhanisation localisées à Montréal, Laval et Longueuil ainsi que dans la Couronne Sud de Montréal, qui étaient annoncés.
Bien nous en fasse, le Québec s'engage donc sur la voie de la production du biométhane cette source d'énergie renouvelable, capable de remplacer les énergies fossiles aussi bien pour le chauffage que comme carburant pour les véhicules et qui par surcroît évitera que des millions de tonnes de déchets organiques soient dirigées vers les lieux d'enfouissement technique (LET), où leur décomposition entraîne la production de biogaz, qui se retrouve dans l'atmosphère sans autre effet que de polluer et de contribuer au réchauffement de la planète.
Advenant que Bellechasse-Etchemins souscrive à ce programme, entre 30 et 40 % des 25 500 tonnes métriques de déchets acheminés bon an mal an au LET d'Armagh pourraient ainsi être transformées en biométhane, ce qui diminuerait évidemment notre dépendance à l'endroit des énergies fossiles tout en protégeant l'environnement qui en à grand besoin.
Alors qu'attendons-nous pour opter la biométhanisation d'une ressource renouvelable, nos déchets organiques, qui appartiennent à tout le monde et dont tout le monde profitera?

