De 17 599, en 2006, celui-ci est passé à 17 254, en 2011, une baisse de 2 %, imputable principalement aux municipalités localisées au sud de la MRC telles Saint-Camille -6,6 %, Saint-Magloire -2,7 %, Sainte-Sabine -5,4 % , Saint-Zacharie -8,7 %, Sainte-Aurélie - 5,7 %, Saint-Louis -4,8 % et Saint-Cyprien - 13 %.
Il ne faut pas s'en étonner compte tenu de la crise forestière qui sévit depuis 2008 et qui a entraîné dans sa foulée la fermeture de plusieurs moulins à scie et la mise à pied de centaines de travailleurs forestiers, dont plusieurs ont cherché ailleurs les moyens d'assurer leur subsistance et celle de leur famille.
Dans ce contexte, tout projet qui permettra de créer des emplois dans les Etchemins voire d'y attirer de nouveaux résidants mérite d'être pris en compte et supporté par l'ensemble de la collectivité etcheminoise.
La planification d'un de ces projets est présentement en cours à Saint-Camille où la municipalité a décidé de tabler sur les perspectives de développement qu'offre le concept de forêt de proximité mis de l'avant dans la nouvelle Loi sur l'aménagement durable du territoire forestier québécois pour tirer parti des 10 706 hectares de forêt publique présents sur son territoire.
Appuyée pour ce faire par le CLD de la MRC Les Etchemins et la SADC Bellechasse-Etchemins, qui la supporte respectivement à la hauteur de 12 000 $ et de 2 440 $, la municipalité a en effet procédé à l'embauche d'un chargé de projet en la personne de Marcel Vermette.
À l'œuvre depuis la fin du mois de janvier, ce dernier a pour mandat d'élaborer un plan d'affaires qui précisera les différentes activités susceptibles d'être réalisées sur les 10 706 hectares de forêts publiques, qui occupent près de 50 % du territoire de cette municipalité.
Actuellement, la municipalité de Saint-Camille ne profite d'aucune façon de la présence de ces terres publiques, mais les choses pourraient être tout autres autant pour elle comme pour ses voisines, si le dossier de candidature qu'elle soumettra au ministère des Ressources naturelles et de la Faune, au début de l'automne prochain, était du nombre de 15 projets de forêt de proximité qui seront alors retenus par les autorités dudit ministère.
Si tel était le cas, les profits nets réalisés de la production et de la vente des 20 000 à 25 000 mètres cubes de bois qui sont produits annuellement sur le territoire de la forêt domaniale de la municipalité de Saint-Camille lui reviendraient. Ces sommes, elle pourrait par la suite les réinjecter dans le développement de nouvelles activités socio-économiques menées par des petites entreprises privées ou collectives intervenant par exemple dans le secteur forestier pour la préparation et de la vente de bois de chauffage ou de biomasse énergétique, ou encore, la récolte des produits forestiers non ligneux comme la résine de sapin, têtes de violon, champignons, petits fruits, noix et noisettes. Le développement d'activités récréotouristiques complémentaires à celles présentes dans la région, d'hébergements alternatifs ainsi que de chasse moins populaire dans la région comme celles à l'ours ou à la bécasse font aussi partie des projets susceptibles d'être initiés dans l'éventualité ou le plan d'affaires du projet de forêt de proximité proposé par Saint-Camille soit retenu.
Évidemment, la préparation d'un tel plan ne peut être l'affaire que d'une seule personne, mais bien celle de toute une collectivité non pas circonscrite dans le cadre étroit d'une seule municipalité, mais intervenant plutôt à l'échelle d'une région avec ses forestiers, ses chasseurs, ses adeptes de plein air, et amants de la nature désireux de mettre la main à la pâte pour faire de la forêt domaniale de Saint-Camille un tremplin de développement économique pour les municipalités du sud des Etchemins.
Si ce projet vous interpelle, faites-le savoir en communiquant avec la municipalité de Saint-Camille au 418 595-2233.

