Cette citation du plus haut gradé de l’Église catholique dans la région laisse entrevoir un posititionnement de l’organisme qui risque d’en décevoir plusieurs; celui de devoir sacrifier l’entretien de certains bâtiments au profit d’une stabilisation financière de certaines structures, et même un changement de propriétaire ou d’identité de certains bâtiments tels que presbytères et églises.
Déjà, on s’inquiète de l’avenir du patrimoine bâti dans la région et le sujet du patrimoine religieux a déjà été abordé par la Société historique de Bellechasse dans un volume il y a maintenant trois ans. Certaines municipalités et paroisses de la région ont déjà entrepris un virage à ce chapitre. L’exemple de La Durantaye, où l’église est maintenant un centre multifonctionnel, est le plus probant. Lac Frontière s’apprête à faire de même et d’autres municipalités et paroisses réfléchissent à cette avenue dont Saint-Philémon. Dans d’autres cas, le presbytère appartient déjà à d’autres intérêts ou a déjà été transformé. La chapelle du secteur Sainte-Germaine-Station à Lac-Etchemin est depuis plusieurs années…….un garage.
Ainsi, le Diocèse de Québec a décidé d’entreprendre une réflexion au cours de la dernière année avec la collaboration des paroisses de la région. L’objectif??? Renouveler les façons de faire en matière d’enseignement de la parole de Dieu et d’administration des paroisses dans les communautés de la région.
Des réaménagements dans les façons de faire de l’église catholique sont inévitables dans le contexte actuel qui prévaut depuis plusieurs années déjà et il est évident que le patrimoine bâti de certaines localités pourrait écoper. Les fonds de roulement des conseils de fabrique de nos paroisses sont presque nuls, la fréquentation des messes et autres événements religieux est en baisse constante depuis plusieurs années et les coûts d’entretien et d’opération de nos églises sont à l’opposé en hausse. Un statut-quo est impensable.
Des repositionnements semblables sont non seulement utiles mais incontournables comme c’est aussi le cas dans de nombreuses autres sphères d’activités de nos collectivités. Au niveau municipal, par exemple, les municipalités seront par exemple appelées à collaborer de plus en plus étroitement pour la desserte de leur territoire par leurs services incendie. C’est l’un des exemples les plus probants à l’heure actuelle. Ces changements pourront se faire en respectant les populations et les sentiments d’appartenance en autant qu’ils soient échelonnés dans le temps.
Il existe déjà des procédés para municipaux via les MRC et des ententes inter municipales telles que les services incendies de Saint-Nazaire et Saint-Léon ou encore Saint-Luc et Lac-Etchemin pour ne nommer que ces exemples. L’expression « guerres de clochers » existera peut-être toujours dans les faits même si cela serait plus avantageux pour tous qu’elle devienne folklorique. Les clochers, eux, ne seront peut-être plus jamais les mêmes.

