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« Les églises de la région au service de la recherche en écologie forestière»

Stéphane Valois, biologiste, échantillonnant une poutre du clocher de l’église de Beauceville. gracieuseté

Stéphane Valois, biologiste, échantillonnant une poutre du clocher de l’église de Beauceville.

André Poulin
Publié le 23 Juillet 2012
Publié le 23 Juillet 2012
André Poulin  RSS Feed
Sujets :
UQAR , UQAC , Université de Montréal , Beaumont , Islet , Beauce

Il y a quatre ans, des chercheurs de l’UQAR, l’UQAC et de l’Université de Montréal ont entrepris une vaste étude afin de retracer l’historique des épidémies d’un grand ravageur de nos forêts, la tordeuse des bourgeons de l’épinette, en utilisant un moyen inusité soit … des poutres d’églises! « Les poutres de ces églises centenaires constituent en quelque sorte un livre d’histoire dans lequel on peut retracer la dynamique de ces insectes ravageurs », mentionne le chercheur Yan Boulanger. En effet, les chercheurs ont retracé la présence périodique de ces insectes depuis les 400 dernières années en utilisant la dendrochronologie, cette science qui étudie le patron de croissance des arbres. Lors d’une épidémie, la croissance des arbres est fortement réduite, un phénomène qui peut être repéré en analysant les anneaux annuels de croissance des arbres qui ont servi à confectionner les poutres des églises. Dans le cadre de leurs recherches, les chercheurs ont extrait des échantillons des poutres d’épinette provenant des clochers et des toits des églises de Beaumont, St-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud, L'Islet et St-Jean-Port-Joli, mais aussi d’autres églises localisées en Beauce et sur l’île d’Orléans. « On se souviendra tous de la dernière épidémie qui a sévèrement affecté la région il y a 30 ans. Par contre, nos travaux montrent que les épidémies de tordeuses étaient relativement fréquentes historiquement dans la région, avec une épidémie survenant environ tous les 40 ans ». Ces travaux sont importants afin de bien connaître le fonctionnement de nos forêts et la dynamique des insectes ravageurs. Les travaux de ces chercheurs sont publiés ce juillet dans la Revue Canadienne de Recherche Forestière.

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