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Des embûches au développement de Saint-Charles

Le maire de Saint-Charles, Martin Lapierre, et le directeur général de la municipalité, Denis Labbé, devant les plans du nouveau développement résidentiel souhaité.

Le maire de Saint-Charles, Martin Lapierre, et le directeur général de la municipalité, Denis Labbé, devant les plans du nouveau développement résidentiel souhaité.

Éric Gourde
Publié le 17 Janvier 2012
Publié le 17 Janvier 2012
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La municipalité de Saint-Charles est irritée du cafouillage bureaucratique entourant sa demande d’approbation d’ajouter une centaine de terrains à son périmètre urbain.  La problématique vient du fait que les démarches avec la Direction régionale du ministère de l’Environnement et la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ) devant mener à cette approbation trainent en longueur.

Sujets :
Ministère des Transports , UPA , Ministère de l'Environnement , Développement de Saint-Charles , Avenue Royale

« Il n’y a pas de communications entre les ministères. Il y a un cafouillage épouvantable qui nous empêche d’avancer » soupir le maire de Saint-Charles, Martin Lapierre. « Si on avait le certificat d’autorisation on pourrait construire les services près de la 279 et devenir attrayant pour des promoteurs, ces démarches là trainent.  Des commerces ont démontré de l’intérêt le long de la 279.  On a déjà perdu quelques jeunes familles potentielles en raison des retards que cela occasionne. Y’a rien qui bouge. On essaie de conserver certains acquis et de créer des emplois en profitant de certains contextes mais ça traine tout le temps.  On a des dépenses importantes de 6 millions de dollars à réaliser bientôt pour l’eau potable et si on pouvait bénéficier de l’arrivée de ces nouveaux résidants potentiels, ça changerait nos calculs. C’est 30 millions d'évaluations foncières potentielles qui nous échappent. »

La municipalité souhaite ajouter 44 terrains près de l’avenue Royale et de la route 279 dans une première phase et une deuxième phase suivrait éventuellement.  Le projet de développement a été initié en début d’année 2008 avec la réalisation d’un plan d’aménagement.  En mai 2009, la municipalité a obtenu l’aval du ministère des Transports pour que le nouveau développement ait des accès sur l’avenue Royale et en 2011, des solutions concernant des concentrations élevées de manganèse naturel à certains endroits ont été élaborées.

La municipalité de Saint-Charles estime avoir fait ses devoirs dans le dossier et se targue d’avoir des appuis dans la réalisation de son projet de développement.  « Quand on commence à monter un dossier comme celui-là, on commence par le local. On a l’accord des gens de l’UPA locale, le syndicat de base nous appui parce que notre dossier est bien monté. À Saint-Charles, ça fait plusieurs années qu’il n’y a pas eu de demande de dézonage.» nous a confié le maire Lapierre qui ajoute que l’approbation de la Santé publique est aussi acquise.

«À Saint-Charles, on n’a pas le choix d’aller en terres agricoles, on est encerclé par des terres agricoles, on essaie d’avoir le moins d’impact possible sauf qu’il n’y a aucune possibilité d’agrandir sans accord de la CPTAQ, on est rendu là.  La municipalité a même dû faire des études pour prouver que le manganèse qui se trouvait sur certains terrains était de cause naturelle, c’est des champs de patates qui se trouvaient là, y’a jamais eu d’industrie», ajoute un brin découragé le maire Lapierre pour qui les raisons et les demandes invoquées par les organismes sont nébuleuses.  «On a des dépenses importantes de 6 millions de dollars à réaliser bientôt pour l’eau potable et si on pouvait bénéficier de l’arrivée de ces nouveaux résidents potentiels, ça changerait nos calculs. C’est 30 millions de taxes foncières potentielles qui nous échappent. »

«La CPTAQ prétend que c’est préjudiciable à l’agriculture, à ce qui existait déjà. On a besoin d’installer un bout de tuyau de 300 pieds à peu près qui serait enfoui dans le sol, mais c’est préjudiciable selon eux.» renchérit le maire Lapierre qui souhaite que les choses bougent plus rapidement et qu’on cesse de retarder le dossier inutilement.  La municipalité attend donc des réponses à ses demandes de rencontres et souhaite aller de l’avant le plus rapidement possible, surtout que l’hiver clément que la région connait jusqu’à maintenant permettrait à ses employés municipaux d’effectuer certains travaux préparatifs. La réaction de la Direction régionale du ministère de l'Environnement ne nous était pas encore parvenue au moment de la publication.

Le ministère se défend

La directrice régionale du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, Isabelle Olivier, a tenu à défendre la position de l’organisme dans ce dossier.  Elle précise que les haut taux de manganèse observés sur certains terrains ont forcé la direction régionale à aller plus loin. « D’autres cas semblables ont été observés ailleurs en province.  L’Institut national de la santé publique a dû évaluer la situation avec ses critères.  Le ministère a choisi d’élaborer un cadre de gestion des sols que l’on a reçu en novembre.  Nous on a reçu l’avis de la santé publique le 15 décembre.  C’est pourquoi on a demandé à la municipalité un plan d’action concernant les sols le 22 décembre dernier. »

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