Martine Boulet tenait à faire cette mise au point suite à quelques sorties médiatiques de deux opposants au développement de la municipalité soit Jean Poulin, un résidant de Saint-Simon-les-Mines et président de l’Association pour la protection des milieux humides de la Cumberland (APMHC), et André Roy de la Corporation de la protection forestière en Beauce-Etchemin, qui habite déjà le secteur visé par la municipalité.
Les mesures de sécurité adoptées par la municipalité sont nombreuses et respectent le développement durable insiste la mairesse Boulet. « Des règles régissent le déboisement, la préservation de boisés et la conservation des types d’arbres. Une obligation de filtration des eaux pluviales sera également en vigueur au printemps. Ce sont 200 terrains maximum et 75% des terrains devront être construits avant que tout nouveau développement additionnel soit mis de l’avant. Comme de 5 à 7 propriétaires s’y construisent annuellement, il faudra beaucoup de temps avant que tout autre développement soit accordé. C’est inscrit dans la règlementation municipale.» explique Mme Boulet, qui mentionne de que certains achètent plus d’un terrain pour une seule propriété. «Le nombre potentiel de résidences totales diminue à chaque fois.» précise madame Boulet.
Il y aura très peu d’impact sur l’environnement selon la mairesse car le milieu humide est situé sur le territoire de Saint-Simon-les-Mines où le marais, les terres publiques et l’étendue du territoire peuvent servir de tampon pour protéger l’environnement. «Il n’y aucun danger pour les ravages de chevreuils, même dans leurs mouvements selon les données du ministère des Ressources naturelles et de la Faune» ajoute madame Boulet.
«Le Conseil de bassin de la rivière Chaudière (COBARIC) a par ailleurs accepté les études hydrauliques demandées par la municipalité tout comme les MRC des Etchemins et Beauce-Sartigan. De plus, une personne souhaitait réaliser des études qui viendraient contredire ces conclusions sauf que l’on a jamais vu ces contre-expertises.» poursuit Mme Boulet.
À ceux qui estiment que la municipalité n’a que les profits en tête dans ce dossier, madame Boulet avoue que les possibilités d’aller chercher de l’argent additionnel existent. « Il y a un peu plus d’une trentaine de maisons dans ce quartier. Ça coûte cher à la municipalité d’entretenir les rues et on ne veut pas avoir à assumer indéfiniment ces dépenses pour quelques maisons seulement et en plus, il y a de l’intérêt. »
Madame Boulet se questionne également sur les véritables intentions des opposants. « Le problème c’est que les objections proviennent de citoyens qui ont peut-être des intérêts personnels. Il existe deux approches différentes. L’approche privée et l’approche des associations de protection de l’environnement qui elles sont financées à même l’argent des contribuables grâce aux crédits d’impôts. Elle avoue penser occasionnellement que les deux personnes impliquées dans la critique travaillent pour leur propre intérêt et souhaitent éviter d’avoir tout simplement du voisinage. «Les groupes environnementaux qui achètent des terrains obtiennent une exemption de taxe municipale. Ils reçoivent des subventions pour y aménager des sentiers. Les gens qui voudront se rendre dans ces sentiers devront circuler sur leur terrain, pensez-vous qu’ils vont accorder le passage à tout le monde, pas sûr. C’est acheter avec de l’argent public et personne ne peut s’y rendre.» «Si ces deux monsieurs là n’avaient aucun rapport avec ces deux secteurs, on serait plus sensible à leur cause.» nous a confié la mairesse Boulet.
Nos appels à messieurs Jean Poulin et André Roy sont demeurés sans réponse jusqu’à maintenant.

