La Société canadienne des postes entame une deuxième série de coupures en y réduisant les effectifs de façon radicale et ce sont les bureaux de poste ruraux québécois qui devront à eux seuls supporter la moitié des réductions pour tout le Canada prétend l’organisation. Malgré les appels publics lancés au cours des dernières semaines, la Société canadienne des postes apparaît déterminée à poursuivre son plan de coupures.
Solidarité rurale du Québec s’inquiète d’une façon particulière des personnes les plus vulnérables des milieux ruraux, mais surtout, des conséquences à long terme de ces décisions. « On réduit un peu partout les heures d’ouverture des bureaux de poste, on supprime peu à peu les boîtes aux lettres, le tout dans des villages fragiles, souvent privés d’un accès à Internet haute vitesse, où le courrier a encore toute son importance. Pire que tout, on décrète des villages non viables pour justifier la fermeture définitive de bureaux de poste. Comment un service d’État, censé être universel, peut-il être coupé sous de telles présomptions? C’est une honte », soutient madame Claire Bolduc, présidente de Solidarité rurale du Québec.
Elle rappelle qu’en 1992, les ruraux ont gagné une bataille majeure en faisant reconnaître leur droit de vivre dignement et de bénéficier des services de l’État en tant que citoyen à part entière. Un moratoire sur la fermeture des bureaux de poste avait alors été adopté.

