Native de Lévis et résidente de Saint-Gervais depuis 8 ans, madame Marcoux était la seule officielle canadienne en volleyball aux Jeux et a mérité ce privilège en ayant maintenant des standards de haut niveau tout au long de sa carrière. Celle-ci a débuté alors qu'elle avait 22 ans, soit suite à sa carrière de joueuse.
"Il y a plusieurs étapes à franchir pour pouvoir atteindre ce niveau. Ça débute au niveau local, puis régional, ensuite provincial, national et éventuellement on peut espérer atteindre l'international." Un concours de circonstances fait qu'elle a pu goûter au volleyball paralympiques pour une première fois il y a six ans plutôt qu'au volleyball traditionnel et prendre part aux Jeux de Beijing dans un premier temps et de Londres plus récemment. "Il y a un âge maximal où on peut prendre part aux cliniques internationales. Je devais toutefois être âgé d'au maximum 42 ans ce qui n'était plus le cas. C'est un facteur d'âge qui fait que je me suis ramassé là."
Les matchs de volleyball paralympiques qu'officie France Marcoux amènent les joueurs à évoluer assis sur la surface de jeu. "Tous les joueurs sont au sol. Le terrain est plus petit et le filet est à une hauteur de 1 mètre 15 contrairement au volleyball traditionnel où il est à 2 mètres 43."
Âgée maintenant de 49 ans, France Marcoux est actuellement en réflexion sur son avenir dans la discipline. "On ne fait pas ça pour l'argent c'est sûr. Mais ça m'a amené à voyager. Je dois maintenant décider si cette pression et ce stress-là m'intéresse toujours parce qu'il faut se qualifier pour ces événements-là. Tes évaluations doit te permettre de garder ta cote et c'est beaucoup de pression car les pays s'attendent maintenant à ce que les athlètes performent alors les officiels sont épiés davantage."
Enseignante au Cégep de Lévis-Lauzon en éducation physique, France Marcoux s'entraine à tous les jours pour garder la forme. Elle a d'ailleurs couru dix kilomètres avant notre entrevue. La quantité d'effort et les déplacements exigés pour continuer font en sorte qu'elle pourrait maintenant passer plus de temps à Saint-Gervais….plutôt que dans les avions et les bagages.

