Un potentiel glissement de terrain menace leur résidence

Rang du Bras à Saint-Henri


Publié le 15 mai 2017

Cette résidence du rang du Bras, à Saint-Henri, est menacée par un important glissement de terrain en préparation depuis quelques semaines.

©Photo gracieuseté

Deux résidents de Saint-Henri, Jennifer Tremblay et Pierre Laurin, vivent des moments plus qu’inquiétants. Depuis jeudi soir dernier, le couple a été évacué de sa résidence par la Sécurité publique, celle-ci étant menacée de s’effondrer en raison d’un glissement de terrain en préparation.

C’est lors du week-end de Pâques que le couple a découvert que d’importantes fissures minaient le bas de leur terrain qui est en pente et donne vers la rivière du Bras. Après en avoir avisé la municipalité des Saint-Henri, des spécialistes du ministère de la Sécurité publique ont mené une batterie de tests et vers 20 h 30 jeudi soir, ceux-ci ont été sommés de quitter leur demeure qui est depuis menacée de glisser vers la rivière.

Des proches et amis les ont depuis aidés à vider leur maison et un bon samaritain, répondant à un appel lancé sur Facebook ainsi qu’à la télévision, leur ont prêté lundi en après-midi une roulotte dans laquelle ils demeureront jusqu’à nouvel ordre.

«Les spécialistes nous ont dit que lors d’un premier glissement de terrain, la maison ne serait pas touchée, mais qu’en cas d’un second et c’est ce qui risque d’arriver, la maison partirait en bas de la falaise», signale la copropriétaire Jennifer Tremblay qui souligne que d’importants embâcles ainsi que les fortes pluies du printemps ont mené à la fragilisation du terrain qui est fait de terre glaise.

Mme Tremblay et son conjoint souhaitaient malgré tout demeurer sur les lieux, à proximité du refuge pour animaux sauvages (SOS Miss Dolittle) qu’ils opèrent dans le rang du Bras et qui, lui, n’est pas menacé par l’érosion.

Jennifer Tremblay opère un refuge pour animaux sauvages, SOS Miss Dolittle. On la voit ici en février 2015.
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Quant à la maison, qui est maintenant vide, quelques options se présentent à Mme Tremblay et M. Laurin. Les spécialistes pourraient solidifier le terrain par de l’enrochement. La maison pourrait être déplacée, mais la configuration du terrain qui est en pente rend l’opération compliquée. Sinon, il restera à la démolir, ce qui forcerait le couple à déménager ou en construire une nouvelle, sur un site plus sécuritaire.

Peu importe la solution retenue, Jennifer Tremblay souligne que l’opération nécessitera d’importants coûts qui ne seront pas couverts par leur compagnie d’assurances. Un programme gouvernemental couvre les dommages dans des situations de glissements de terrain, mais les réclamations sont plafonnées à 150 000 $.

D’importantes fissures comme celle-ci ont été notées sur le terrain propriété de Jennifer Tremblay et Pierre Laurin.

©Photo gracieuseté