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Écoles alternatives : des projets éducatifs d'abord

Saint-Nérée et La Durantaye


Publié le 19 mai 2017

Les écoles l’Éveil de Saint-Nérée (photo) et Plein-Soleil de La Durantaye pourraient être le site de programmes éducatifs alternatifs dans un futur proche, en provision de l’aménagement de vraies écoles alternatives.

©Photo gracieuseté – Steeve Lapointe/Artson Image

Le comité qui travaille depuis quelques mois à l’implantation d’écoles alternatives à Saint-Nérée et La Durantaye prend une nouvelle voie qui, croit-il, lui permettra d’atteindre son objectif plus rapidement.

Après avoir rencontré les parents des deux localités en décembre dernier, les membres du comité ont présenté leur projet aux représentants de la Commission scolaire de la Côte-du-Sud le 30 janvier. Si ceux-ci ont démontré une certaine ouverture, ils leur ont spécifié, deux mois plus tard, qu’ils ne se positionneraient pas tout de suite sur la création d’écoles alternatives, du moins pas avant qu’un processus de consultation et réflexion sur l’avenir des écoles, lancé il y a un an, ne soit terminé.

«Notre projet a été bien accueilli et on a senti une belle ouverture de tous les intervenants concernés. Leur décision d’attendre est logique en soi», précise la porte-parole du comité, Émilie Simard.

On souhaite qu’il y ait aussi une offre au secondaire, pour assurer une continuité. Cela pourrait non pas dans toute l’école, mais dans une classe qui serait différente.

Émilie Simard

Le mercredi 24 mai prochain à Saint-Damien, les partenaires du milieu, parents, enseignants, élèves, gens d’affaires, organismes communautaires et toutes les personnes concernées par l’avenir des jeunes du primaire et du secondaire fréquentant les écoles du secteur Saint-Damien (pôle 3) sont invités à prendre part à une soirée de consultation qui se tiendra à la salle académique de la Maison de la culture.

«Les responsables de la commission scolaire nous ont demandé et surtout encouragé à joindre le processus, afin de présenter notre projet aux gens qui seront présents. Au lieu d’ouvrir des écoles alternatives pour le moment, nous avons l’option de travailler sur la mise en place de projets éducatifs à caractère alternatif au sein de nos écoles. Nous avons de l’intérêt pour cela, car ce serait plus facile et rapide à mettre en place», précise Mme Simard.

Processus plus direct

Émilie Simard (à gauche) lors de la présentation publique à Saint-Nérée en décembre 2016.
TC Media - Archives

Émilie Simard souligne que la mise en place de projets éducatifs alternatifs est intéressante du fait que ce processus s’effectue directement avec les directions d’écoles, les enseignants et les conseils d’établissement. «L’implantation de tels programmes se ferait plus rapidement et permettrait à tous de voir comment ça s’installe. Ce changement serait moins radical pour les personnes impliquées qui auraient plus de temps pour apprivoiser le processus et découvrir ses avantages», poursuit-elle.

Des discussions préliminaires avec les deux conseils d’établissement ont déjà permis de noter une certaine ouverture, mentionne-t-elle. Un sondage sera également mené, au cours des prochains mois, auprès des parents dont les enfants fréquentent les écoles concernées, ainsi que des élèves eux-mêmes, afin de récolter les renseignements nécessaires à la mise sur pied d’un projet éducatif reflétant les désirs et les besoins de la clientèle.

«La prochaine année scolaire sera importante pour nos deux écoles qui auront l’occasion de bâtir quelque chose de différent et d’unique, en vue de l’année scolaire 2018-2019. Ce travail se fera auprès des utilisateurs de ces écoles que notre comité avait ciblées en raison de leur grande capacité d’accueil de nouveaux élèves. Tous les parents qui ont de l’intérêt pour ce projet peuvent y inscrire leur enfant et ainsi s’impliquer.»