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Élections à la mairie de Lac-Etchemin

Camil Turmel fera face à Harold Gagnon


Publié le 11 juillet 2017

Harold Gagnon et Camil Turmel devraient s’affronter lors des prochaines élections municipales à Lac-Etchemin, le dimanche 5 novembre.

©TC Media - Serge Lamontagne

La rumeur courait depuis un certain temps déjà et c’est maintenant confirmé : il y aura des élections à la mairie de Lac-Etchemin le 5 novembre prochain.

Pressenti par plusieurs pour se présenter contre le maire sortant Harold Gagnon, qui au début du mois de juin avait publiquement confirmé sa décision de solliciter un troisième mandat, Camil Turmel a fait part de sa volonté de briguer ce poste à l’automne prochain.  Ancien directeur des Commissions scolaires de la Beauce-Etchemins et des Appalaches, M. Turmel a confirmé la nouvelle en point de presse, mardi matin, à son domicile.

Ce dernier mentionne qu’il a été fortement sollicité au cours des derniers mois par un groupe de citoyens et qu’il avait voulu prendre le temps nécessaire pour voir s’il pouvait être une valeur ajoutée pour Lac-Etchemin et s’il avait les appuis nécessaires pour le faire.

Une pétition lancée il y a quelques semaines par Benoit et Jean Bouchard, appuyés d’un groupe de citoyens, a permis de recueillir plus de 500 signatures de citoyens et gens d’affaires de Lac-Etchemin demandant un changement à la mairie et invitant le principal intéressé à se présenter.

M. Turmel ajoute qu’il réfléchit actuellement aux éléments qui composeront sa plateforme électorale. «D’ici le début du mois de septembre, nous formerons des «focus groupes» afin de valider ce qui est en élaboration», précise-t-il.

Pas d’équipe ou de parti

Camil Turmel entouré de ses proches collaborateurs : Benoit Bouchard, sa conjointe Paquerette Gagnon et Jean Bouchard.
TC Media - Serge Lamontagne

La période de mise en candidature se déroulera du 22 septembre au 6 octobre. M. Turmel, qui a l’intention de dévoiler son programme électoral dans la première semaine d’octobre, souligne qu’il se présentera seul contre le maire Harold Gagnon et qu’il n’avait pas l’intention de présenter d’équipe. «J’invite les gens qui ont de l’intérêt envers la politique municipale, que ce soit les membres de l’équipe actuelle ou d’autres citoyens, à se présenter. Je souhaite qu’il y ait des gens de tous les âges ainsi qu’une parité homme femme, car c’est important pour moi. Ce sera aux citoyens de se prononcer», indique le candidat qui précise que s’il était élu le 5 novembre, il entendait travailler avec les conseillers choisis par la population de Lac-Etchemin.

«J’avais déjà un intérêt, mais quand tu sens l’appui de plusieurs centaines de personnes comme cela a été le cas avec la pétition, tu ne peux pas faire autrement que d’aller de l’avant», ajoute M. Turmel qui souhaite que le taux de participation à la prochaine élection municipale soit supérieur au 47 % enregistré en 2013.

Pas de surprise

Invité à commenter la décision de M. Turmel de se présenter contre lui à la mairie. Harold Gagnon a souligné que la nouvelle le surprenait peu, étant au fait des rumeurs qui couraient depuis plusieurs semaines. «Les gens auront à juger de ce qui s’est fait jusqu’ici et de ce qui s’en vient pour le futur. Ce sera aux citoyens de faire leur choix et c’est correct comme cela», a-t-il mentionné.

Dans un message publié dans l’Écho du Lac de juin dernier, Harold Gagnon avait confirmé que cinq des six membres actuels du conseil, soit Judith Leblond, Paul Poulin, André Turmel, Jean-Guy Gosselin et Serge Plante avaient eux aussi l’intention de présenter à nouveau leur candidature à l’élection de novembre et Sylvain Drouin était toujours en réflexion sur son avenir politique.

Dans sa correspondance, M. Gagnon avait mentionné que depuis l’élection de 2013, le conseil municipal avait travaillé très fort pour le développement de la municipalité et s’était impliqué dans plusieurs dossiers d’importance. Il a ajouté que pour l’avenir, le conseil entendait de nouveau favoriser la mise en place de projets structurants et porteurs d’avenir pour la municipalité, et ce, sans hypothéquer indûment sa capacité financière et, par conséquent, l’endettement de ses citoyennes et citoyens.