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Sainte-Claire: Clément Pouliot candidat à la mairie


Publié le 31 août 2017

Clément Pouliot tentera de devenir maire de Sainte-Claire en novembre prochain

©Photo TC Media - Éric Gourde

MUNICIPAL. L’agriculteur et actuel conseiller municipal, Clément Pouliot, devient la deuxième personne à annoncer sa candidature à la mairie de Sainte-Claire après la mairesse actuelle, Denise Dulac, qui briguera un second mandat.

Le principal intéressé avoue y songer depuis un certain temps et estime que le moment serait bien choisi. «Ça fait longtemps que j’y pense. Je suis conseiller municipal depuis 4 ans et je m’implique à divers niveaux depuis une quarantaine d’années alors je pense être prêt.»

L’homme de 59 ans œuvre depuis 40 ans au sein de l’entreprise familiale. Le fait qu’une relève s’y installe et prend forme rapidement lui donnera davantage de latitude.

Candidat défait du Parti Québécois dans Bellechasse en 2012, M. Pouliot a occupé diverses fonctions au cours des dernières années. Il a notamment été président de la Fédération des producteurs de porcs du Québec de 1997 à 2003. «J’ai passé dans toutes sortes de structures, j’ai fait du syndicalisme agricole, j’ai œuvré dans le monde coopératif et je suis toujours impliqué dans le monde financier comme administrateur chez Desjardins. J’ai roulé ma bosse dans plusieurs secteurs d’activités et j’ai acquis de l’expérience.»

Il a d’ailleurs déjà fait part de ses intentions à l’actuelle mairesse, Denise Dulac. «Je l’ai rencontré il y a environ deux semaines. Nous avons discuté un bon moment. Nous ne sommes pas en mauvais terme. Je ne suis pas quelqu’un d’agressif, alors je n’ai pas l’intention de la jouer dur. Je veux simplement tenter ma chance.»

Conscient que la tâche est de plus en plus exigeante en politique municipale, il estime avoir prouvé que donner du temps ne lui a jamais fait peur. «Je suis agriculteur, alors mon travail exige déjà qu’on ne compte pas les heures, c’est sept jours par semaine. À l’époque où j’étais à la Fédération des producteurs de porcs, je voyageais quelque 70 000 kilomètres annuellement. J’habitais à Longueuil la semaine et revenais m’occuper de la ferme les week-ends. Être maire serait déjà plus simple. Étant tout près, je pourrais facilement me libérer de mon travail lorsque ce serait nécessaire.»

Quelques idées

S’il n’a pas vraiment de priorités spécifiques, M. Pouliot estime que sa municipalité pourrait être mieux mise en valeur. «Nous avons de beaux commerces et plusieurs industries, donc beaucoup de potentiel et de possibilités. Nous sommes à mi-chemin entre Lévis et Lac-Etchemin et tout près de Sainte-Marie. Nous avons des atouts qui pourraient être mieux reliés pour que Sainte-Claire devienne un incontournable.»

Pourquoi la route 277 à quatre voies ne se rendrait pas à Sainte-Claire se demande M. Pouliot tout en indiquant que l’amélioration constante du réseau routier fait partie de ses projets. «Il y a de belles choses qui se sont faites dans le passé et il faut poursuivre dans cette voie. Certaines, comme le Parc Taschereau par exemple, doivent être terminées. C’est un bel exemple d’atout mal exploité.»

Il poursuit en estimant que sa localité est méconnue. «Les gens de la ville ne connaissent pas vraiment Sainte-Claire et cela m’a toujours irrité. Ce pourrait être un défi collectif de mieux la promouvoir. Il y a moyen de caractériser un peu plus notre municipalité. Nous ne sommes peut-être pas de bons diffuseurs de notre identité. Il s’agira de voir par quel moyen.»

Clément Pouliot s’inscrit dans une tendance de regroupement de certains services. «Les villages grossissent et nous sommes en compétition les uns avec les autres à certains niveaux. Certaines localités se sont fusionnées par le passé, pensons à Lévis. Ce faisant, elles ont des capacités d’agir que nous n’avons pas. J’ai été promoteur des fusions chez Desjardins et j’observe ce qui se passe dans les services incendie, les fabriques et autres. Il va se fermer des églises et peut-être s’en détruire, éventuellement. Il faut en être conscient. Les services incendie coûtent cher et un service dans chaque municipalité ne vaut pas les coûts. Est-ce qu’on peut aller plus loin là-dedans ? Nos forces du passé ne doivent pas devenir nos faiblesses.»

Les choses vont bien à Sainte-Claire observe M. Pouliot qui ne serait pas surpris de voir d’autres candidats s’annoncer prochainement. «C’est beaucoup plus attrayant quand ça va bien que lorsqu’il n’y a que des problèmes à régler. J’ai quelques idées en tête, mais ce n’est pas encore complètement défini alors j’aurai quelques propositions à faire dans un  proche avenir.»