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Un village miniature au cœur de Saint-Vallier

La passion de Clément Lajoie


Publié le 11 août 2017

Gemma Roy et Clément Lajoie devant une partie du village miniature, devant leur résidence.

©TC Media - Serge Lamontagne

Fondateur de la Ferme horticole Lajoie de Saint-Vallier, Clément Lajoie a développé une passion pour le bois et la menuiserie qu’il met à profit depuis près de dix ans.

Le fruit de son travail, les résidents de Saint-Vallier comme les touristes qui transitent devant sa résidence de la rue Principale peuvent l’admirer chaque jour, en été : un petit village formé de six maisons miniatures, toutes des reproductions anciennes de bâtiments existants, ainsi que la reproduction d’une ancienne église.

«À la retraite, j’ai commencé à fabriquer des petites maisons ou bâtisses pour mes petits-enfants et c’est comme cela que tout a commencé», précise l’ancien horticulteur dont la première reproduction en est une de celle où il a passé sa jeunesse à Kamouraska, mais qui n’est pas exposée, car elle doit être rénovée. La famille Lajoie a vécu à cet endroit jusqu’au début des années 1950, avant de s’établir à Saint-Vallier.

Reproduction de la maison familiale des Roy.
TC Media - Serge Lamontagne

Chaque hiver dans son atelier, au sous-sol de sa résidence, Clément Lajoie se lance dans la construction d’une nouvelle résidence. Chaque reproduction nécessite trois mois de travail et s’ajoute à la devanture de la résidence qui est abondamment fleurie. L’artiste du bois ajoute que chaque reproduction raconte, à sa manière, une petite partie de l’histoire de Saint-Vallier. «Chacune de ces maisons existe encore et a une signification particulière pour nous», précise son épouse Gemma Roy.

Parmi les autres reproductions présentées devant la résidence du couple, on retrouve la maison de leur fils qui abritait autrefois la Banque Nationale, la maison abritant les bureaux actuels de la Ferme horticole Lajoie, ainsi que celle où est née Gemma Roy. «Il y a aussi celle où mes parents ont pris leur retraite dans les années 1960», explique Mme Roy.

Reproduction de la maison où aurait grandi Marie-Josephte Corrivaux en 1750.
TC Media - Serge Lamontagne

La plus récente réalisation de M. Lajoie est la reproduction d’une résidence, située sur le chemin d’Azur, où aurait grandi Marie-Josephte Corrivaux. Celle-ci a été réalisée à partir d’une photo ancienne prise dans un livre. «Le carré de la maison existe toujours, mais il a été rénové et un deuxième étage a été ajouté. Quand on passe devant, on voit le décalage entre la porte d’entrée et la cheminée», précise l’artisan qui ajoute que celle-ci sera exposée au sous-sol de l’église de Saint-Vallier, avec la cage de la Corrivaux, lors des festivités entourant la présentation de la pièce de théâtre «Sur les traces de la Corrivaux», le 26 août prochain.

Attraction touristique

Il va sans dire que la façade du couple Roy-Lajoie est devenue, au fil du temps, une véritable attraction touristique en elle-même à Saint-Vallier. «Cela attire beaucoup l’attention des gens qui arrêtent et viennent voir cela. Ils en profitent pour discuter avec nous quand nous sommes ici et cela nous fait plaisir. D'autres se contentent uniquement de prendre des photos», indique Mme Roy.

«Nous avons toujours travaillé auprès du public avec les serres, alors nous sommes habitués. Beaucoup de touristes français viennent ici et parfois, on rencontre des Américains», poursuit Clément Lajoie qui n’écarte pas la possibilité d’ajouter d’autres maisons dans le futur. «Il faudra toutefois faire de la place, car nous n’en avons plus beaucoup pour le moment.»

Chaque résidence a une signification particulière pour le couple.

©TC Media - Serge Lamontagne