La conservation de l'eau à l'agenda des producteurs agricoles
Avivée par la présence de plusieurs partenaires et agents agroenvironnementaux à l'emploi aussi bien des fédérations de l'UPA, que de Clubs agroenvionnementaux de fertilisation ou des Conseils de bassin comme ceux des rivières Boyer et Etchemins, la sensibilité des producteurs agricoles à la cause environnementale se manifeste dans le secteur de la conservation de l'eau.
À cet égard, les structures d'entreposage des purins sont maintenant présentes sur toutes les fermes porcines de la région et tendent à se généraliser dans l'ensemble des entreprises de production laitière, même celles de moindre importance. Des règles strictes doivent aussi être respectées par les éleveurs bovins pour l'entreposage des fumiers. Ces mesures ont évidemment permis une réduction significative de la pollution de l'eau.
On doit aussi à une meilleure gestion des pâturages et de sites d'abreuvement, dont la promotion est assurée par les différents agents agroenvironnementaux, une amélioration de la qualité des cours d'eau de la région, qui va de pair avec une augmentation de la productivité des pâturages et une amélioration de leur rendement environnemental en raison de leur plus grande capacité de captage du C02.
Il en va aussi de même des haies brise-vents.
Bannie durant plusieurs décennies du paysage agricole québécois, les haies brise-vent font en effet un retour en force dans le terroir agricole régional. Que ce soit dans les bandes riveraines des cours d'eau où leur présence contribue à réduire l'érosion des berges tout en favorisant la biodiversité, ce qui se révèle profitable pour les producteurs agricoles, ou encore, autour des bâtiments, où elles limitent la dispersion des odeurs, et autour des champs où elles permettent de réduire l'érosion causée par le vent, les haies brise-vent regagnent en effet en popularité en raison de nombreux avantages qu'elles offrent.