Le chef du Parti libéral du Canada, Stéphane Dion, accompagné de son candidat dans Lévis-Bellechasse, Simon Turmel, a participé au Parc des chutes d'Armagh, à une table ronde avec les représentants d'une quinzaine d'organismes de la région. Le sujet principal de cette rencontre a été le rapport positif du BAPE concernant le projet Rabaska.
Stéphane Dion: «Le rapport du BAPE n'est qu'une étape»
De passage mardi dernier au Parc des chutes d'Armagh pour discuter d'environnement avec une quinzaine d'organismes de la région, le chef du Parti libéral du Canada (PLC), Stéphane Dion, en a profité pour souligner que le rapport du BAPE apparaît comme une étape dans le dossier Rabaska, et non pas comme une conclusion.
D'entrée de jeu, M. Dion, qui était accompagné pour l'occasion de son candidat dans Lévis-Bellechasse, Simon Turmel, s'est montré sensible aux revendications des opposants au projet Rabaska, qui se sont rendus sur place pour rencontrer le chef de l'opposition officielle.
Selon lui, il faudra consulter les experts et prendre en considération les avis préoccupants émis par Transport Canada et Santé Canada. À ce sujet, M. Dion a confirmé qu'il allait surveiller de près le gouvernement conservateur «pour qu'il fasse son travail». Il entend également regarder de très près les rapports qui ont été déposés.
Stéphane Dion refuse toutefois de s'opposer au projet Rabaska. «On ne ferme pas la porte au projet s'il est fait de façon sécuritaire. Il devra être pris en compte en fonction du prix du carbone», a-t-il révélé, ajoutant qu'«ont ne peut pas dire du jour au lendemain qu'il n'y aura plus d'énergie fossile, ce serait de la démagogie».
M. Dion admet cependant que la résistance sociale est beaucoup plus présente dans la région qu'à Cacouna et que normalement, les ports méthaniers ne sont pas situés dans des voies de circulation maritime aussi étroites que celles où compte s'installer le promoteur.
Rencontre intéressante avec les organismes de la région
Par ailleurs, Stéphane Dion a qualifié d'«extrêmement intéressante» sa rencontre avec des organismes de la région. Celle-ci a permis de prendre le pouls des gens et de connaître leurs préoccupations et enjeux environnementaux. À ce sujet, il a affirmé entendre «le message clair que la population de Lévis-Bellechasse me lance aujourd’hui, soit celui d’agir pour assurer la qualité de vie des générations futures».
Le candidat libéral dans Lévis-Bellechasse, Simon Turmel, s'est quant à lui dit étonné par la diversité des intervenants. Parmi ceux-ci se trouvaient la Ressourcerie Ô Génie Bleu, l'UPA de Lévis-Bellechasse et les différents comités de préservation des eaux de la région.