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Christian Lacasse convoite la présidence de l'UPA

Ludovic Côté par Ludovic Côté
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Article mis en ligne le 3 novembre 2007 à 8:00
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Christian Lacasse convoite la présidence de l'UPA
Christian Lacasse de Saint-Vallier convoite le poste de président de l'UPA, lui qui a occupé les sièges de président de la Fédération régionale de l'UPA de Lévis-Bellechasse, de 1990 à 1997, et de premier vice-président de l'UPA, de 1997 à 2005.
Christian Lacasse convoite la présidence de l'UPA
Engagé pendant 17 ans dans le syndicalisme agricole, que ce soit en tant que président de la Fédération régionale de l'UPA de Lévis-Bellechasse, de 1990 à 1997, ou en tant que premier vice-président de l'UPA, de 1997 à 2005, Christian Lacasse de Saint-Vallier a annoncé qu'il allait se présenter à nouveau comme président de l'UPA, lors du 83e congrès général de l'organisme, qui aura lieu du 4 au 6 décembre.
M. Lacasse avait présenté sa candidature une première fois en 2005, mais il avait été défait par Laurent Pellerin, qui n'avait cependant obtenu que 11 voix de majorité. Encouragé par plusieurs producteurs à revenir, M. Lacasse est très motivé à occuper la fonction de président et confiant d'obtenir une majorité d'appuis.

«Avec les différentes crises auxquels ils sont confrontés depuis 5-6 ans, les producteurs ont besoin d'un second souffle. Ceux qui voulaient du changement en 2005 veulent encore du changement en 2007», a-t-il mentionné. Laurent Pellerin, qui est à la tête de l'organisme depuis 1993, n'a pas encore confirmé sa candidature.

M. Lacasse souhaite redynamiser l'agriculture dans toutes les régions du Québec et redonner de l'espoir aux agriculteurs, dans un contexte de morosité dû aux différentes crises, qui ont entraîné une hausse vertigineuse des cas de détresse psychologique.

«Il n'y a aucun plan de match à l'heure actuelle du côté du gouvernement. Or, nous avons besoin d'une véritable politique agricole, d'une vision pour les dix ou quinze prochaines années, pour rassurer les agriculteurs et la relève», a-t-il affirmé. À ce sujet, il compte beaucoup sur les travaux de la Commission sur l'avenir de l'agriculture.

Chrsitian Lacasse prône une plus grande reconnaissance des produits agricoles du Québec. Selon lui, il existe des lacunes importantes, tant au niveau de l'étiquetage des produits que de leur disposition sur les tablettes des marchés d'alimentation, qui nuisent à leur promotion auprès des consommateurs.

Il dénonce l'attitude du gouvernement, qui impose des normes très sévères aux producteurs québécois, mais qui laisse accueille des produits de l'étranger dont les conditions de production sont pratiquement inconnues.

M. Lacasse souhaite aussi aller de l'avant dans le développement durable, en valorisant les efforts des agriculteurs pour diminuer les impacts de leurs activités sur les ressources naturelles, et en accentuant la recherche pour trouver des solutions environnementales. M. Lacasse pointe du doigt le gouvernement provincial qui, avec les projets Rabaska et de l'autoroute 30 à Montréal, a mis à risque 1 000 hectares de sol destiné à l'agriculture, soit l'équivalent de 100 fermes de tailles moyennes.

Enfin, Christian Lacasse prêche le renouvellement et l'amélioration des programmes de soutien à l'agriculture, qui viendront à échéance en 2008, et donne son appui au système de gestion de l'offre et au concept de souveraineté alimentaire, qui selon lui, doivent absolument se retrouver dans la future politique agricole provinciale.

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