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L'optimisme est de mise pour les agriculteurs québécois

Ludovic Côté par Ludovic Côté
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Article mis en ligne le 12 février 2008 à 17:08
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L'optimisme est de mise pour les agriculteurs québécois
L'économiste en chef de la Coop fédérée de Québec, Mario Hébert, a livré sa conférence «Recommencer à rêver pour retrouver le goût de l'avenir» le 8 février dernier, dans le cadre de la 20e Expo-conférence du CFA de Saint-Anselme.
L'optimisme est de mise pour les agriculteurs québécois
De passage à Saint-Anselme le 8 février dernier à l'occasion de la 20e Expo-conférence du Centre de formation agricole, l'économiste en chef à la Coopérative fédérée de Québec, Mario Hébert, a livré une conférence inspirée aux 450 personnes présentes dans laquelle il a invité les producteurs à être optimistes et à modifier leurs pratiques pour contrer la crise dans laquelle ils se trouvent.
D'entrée de jeu, M. Hébert a raconté que lors d'un voyage au Minnesota, il avait été frappé par l'optimisme et la fierté des agriculteurs américains et du soutien de la population à leur endroit. «Confrontés aux mêmes problématiques que nous, les agriculteurs américains ne voient que des opportunités», a mentionné M. Hébert qui souhaite que les producteurs québécois s'inspirent d'eux.

Selon lui, la production agricole est marquée par quatre grandes étapes, soit le développement, la croissance, la maturité et le déclin. Plongés dans cette dernière phase depuis l'an 2000, les agriculteurs québécois doivent s'ouvrir les yeux «pour relancer la courbe». M. Hébert croit qu'à l'instar de plusieurs pays, tels que la France, l'Irlande, la Suisse, la Norvège et l'Australie, le secteur de l'agriculture familiale doit se questionner et «amorcer un virage pour contourner le mur», en tenant compte du phénomène de la mondialisation et du problème d'image de l'agriculture auprès de la population. À ce sujet, la Coop fédérée propose entre autres d'augmenter la production de niche et du terroir, qui constitue actuellement 1% de la production québécoise.

Par ailleurs, M. Hébert a énoncé différentes stratégies pour assurer la rentabilité des fermes, dont l'optimisation du contrôle de la chaîne de valeur (taille, qualité, distribution et détail) et l'amélioration de l'efficience de la filière porcine. Si le secteur de l'agriculture fait face à quelques menaces, dont l'OMC et la gestion de l'offre, la force du dollar canadien et la précarité des finances québécoises, M. Hébert estime que les producteurs québécois bénéficient d' outils et d'opportunités pour y faire face, dont l'embellie sur les marchés des céréales, la réduction des coûts de production et l'investissement dans les nouveaux créneaux.

Enfin, M. Hébert a dressé la liste des dix clés pour recommencer à rêver. Investir dans le moyen et long terme, prendre le virage du développement durable, renouer contact avec les concitoyens, répondre aux demandes des consommateurs et disposer d'une politique agricole et alimentaire compétitive et adaptée à la nouvelle réalité sont quelques-unes des idées prônées par l'économiste.

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