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La Voix du Sud
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Les vrais « casseux de party » du 400e

Article mis en ligne le 10 juillet 2008 à 15:06
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Les vrais « casseux de party » du 400e
En première page de Voilà !, le guide télé des quotidiens du groupe Gesca (le Quotidien, La Presse, Le Soleil, etc.), trônait la semaine dernière une photo couleur de l’Assemblée nationale du Québec annonçant le spectacle du 400e à la télé de Radio-Canada. Un détail significatif manquait : le drapeau du Québec, censé flotter au sommet de la tour centrale. Curieux : la photo en question provenait précisément de la SRC, « Grand partenaire du 400e ». Que cette dissimulation soit le fait de la Société d’État ou de Gesca revient au même : on sait depuis peu que les deux entreprises ont signé une entente mutuellement profitable en vertu d’« intérêts convergents », notamment sur le plan politique.

Autre absence notable : à l’entrée de l’Espace 400e, on remet un macaron sur lequel on voit s’animer, en trois dimensions et en couleurs, le célèbre bateau de Champlain, le Don de dieu, gracieuseté d’Hydro-Québec, autre « Grand partenaire du 400e ». En 1608 y flottait une bannière bleue et blanche qui, plus tard, a inspiré le drapeau du Québec. Encore une fois, on n’en trouve aucune trace ici,

Les nombreux Québécois qui doutent encore de l’exclusion systématique des couleurs de Québec et du Québec par la société du 400e pourront mettre ces deux exemples de plus dans leur pipe. Le collectif Commémoration 1608-2008, dont je fais partie, a pour sa part déjà ajouté à sa liste le rouge Canada des costumes de la troupe d’Harold Rhéaume et l’insistance qu’a dû employer Yves Jacques pour que son Samuel de Champlain puisse être de bleu revêtu.

Certains, comme Mario Dumont, nous ont traité de « casseux de party » ou de « chiqueux de guenilles ». Le chef de l’opposition devrait plutôt s’en prendre aux responsables ayant pris la décision de jeter à la poubelle les symboles québécois, « cassant » le « party » de tous ceux qui auraient voulu voir flotter les couleurs du drapeau de Québec et de celui du Québec. Ceux-là se demandent toujours pourquoi on y est si allergique au 400e…

Jean-François Vallée

Québec

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Daniel Bastien

Commentaire mis en ligne le 11 juillet 2008
M. Vallée,
Pour ajouter au commentaire de mon collègue Monsieur Rhéaume, et en dépit de devoir «péter» votre balloune du grand complot, je tenais à vous dire que ni le fédéral, ni la Société du 400e ne nous ont obligé à utiliser le rouge pour notre production.

Si vous aviez pris le temps de lire notre programme, vous auriez compris que, en rapport avec le sens qu'Harold voulait donner à son oeuvre, le rouge était un choix pratique, esthétique et symbolique mais surtout pas politique. Bien que, je l'admets, il est facile de faire le lien. Nous nous doutions que quelqu'un le relèverait. Mais dans un média ! Ça alors. Pour une fois que la danse contemporaine crée une polémique ! LOL

Harold Rhéaume

Commentaire mis en ligne le 11 juillet 2008
Bonjour M. Vallée,
Juste un petit mot en réponse à ce que j'ai lu au sujet de mes costumes dans votre article.
Sachez que, premièrement, mes costumes ne sont pas un ''statement'' politique. C'est un choix purement artistique. Pour moi le rouge symbolise, la vie, le sang qui coule dans les artères d'une ville, comme dans nos propres veines.
C'est aussi, la couleur la moins présente dans la ville de Québec. Comme j'avais besoins de créer un impact important pour que l'on voit bien les danseurs de partout dans les rues, j,ai opté pour cette couleur.
Je ne pense pas qu'elle appartienne uniquement à l'emblème du Canada.
Tous, autant que nous sommes, avons le droit d'aimer une couleur sans que ce ne soit une décision politique.
En tout cas, en ce qui me concerne, ça ne l'est pas du tout.
C'est vraiment un choix artistique, voilà tout.

Harold Rhéaume

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