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Du rire, des pitreries et… du sexe

par Daniel Couture
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Article mis en ligne le 20 juillet 2008 à 12:54
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Du rire, des pitreries et… du sexe
Deux vieux compères, André Mercier et René Bourgault, jouant les beaux-frères ennemis dans «Une brique et un grand fanal», présenté au Théâtre du Ganoué jusqu’au 3 août.
Du rire, des pitreries et… du sexe
La troupe Marie-Belle et Line Perrault livrent encore une fois la marchandise avec la pièce « Une brique et un grand fanal », une autre mise en scène de Céline Lemieux où le rire est au rendez-vous.
Dans cette pièce, que la troupe Marie-Belle a rodé il y a quatre ans au Théâtre du Révérend de Frampton, Bertand Gagnon et Ginette Vachon ont une vie assez plate avec leur grand ado Cédric à la fois cabotin comme un petit enfant et odieux comme un grand ado… Mais Valère, le grand fanal de frère de Ginette, le beau-frère fatiguant du poseur de brique Bertand, viendra mettre assez de piquant dans la petite famille pour la changer radicalement, rien de moins.

Il pleut un déluge tout le long de la pièce –surveillez l’effet spécial dans la fenêtre…- et un peu tout tourne autour du sexe dans cette comédie, ce qui permet d’aller vite en affaire dans les revirements de situations en faisant excuser bien des invraisemblances, comme cette Suzanne Bisson, jouée par Lyna F. Grégoire, une «charrue nymphomane qui aurait besoin d’une «taruelle» pour se refaire une beauté», fonctionnaire de l’Aide sociale qui, enquêtant sur Valère, s’emmourache de celui-ci au premier instant. Ah! Passion, quand tu me brûles!

Le couple hôte finira-t-il par rallumer les feux de l’amour entre eux en vivant les péripéties d’un scabreux quiproquo provoqué par les entourloupettes de Valère? On nous l’apprendra avant la fin, bien sûr.
Bon jeu des acteurs
Les amateurs de burlesque seront bien servis par les pitreries salasses d’André Mercier, dont le jeu est d’autant meilleur que son costume devient plus ridicule, et le déchaînement passionnel de Lyna F. Grégoire. Les autres acteurs servent très bien le propos de la pièce : René Bourgault sait nous faire détester cette crapule de Valère, Marie-Josée Morin se montre outrée ou passionnée quand il le faut et Hubert Bolduc est un ado plutôt convaincant (on aurait cependant aimé que le texte ajoute les plus récents travers de langage des adolescents).

Line Perrault aime beaucoup émailler ses pièces de traits d’esprit et de réflexions sur le sens de la vie. Elle n’a pas fait exception pour «Une brique et un grand fanal». Les amateurs de rire seront certainement présents à ce nouveau rendez-vous théâtral du Ganoué.

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