Le fondateur du Ricaneux, Jacques McIsaac, est entouré de ses filles Dominique et Nathalie, qui assurent la relève de l'entreprise de Saint-Charles.
Le Ricaneux célèbre 20 ans de passion
Fondé en 1988 à Saint-Charles par la famille McIsaac, qui poursuivait ainsi une vieille tradition familiale, soit l'élaboration d'alcools à partir de petits fruits, le Ricaneux a célébré en fin de semaine dernière ses vingt ans d'existence en présentant à la population diverses activités sur sa propriété du rang Sud-Est.
Le samedi 19 juillet, les visiteurs ont eu la chance d'apprécier la musique de l'accordéoniste Claude Néron, de visiter les cultures de l'entreprise bellechassoise, de se promener dans les bois et de déguster de nombreux produits du terroir, sans oublier bien sûr les alcools fins de petits fruits du Ricaneux. Même chose pour la journée de dimanche, à l'exception que Claude Néron a laissé sa place à Tallis Michaud, qui a captivé les gens avec ses contes et enseignements amérindiens.
La persévérance des McIsaac est soulignée
Entouré de ses filles Nathalie et Dominique, le fondateur du vin artisanal le Ricaneux, Jacques McIsaac, a tout d'abord procédé le vendredi 18 juillet au lancement des activités entourant le 20e anniversaire de son entreprise, en compagnie de plusieurs intervenants socio-économiques et politiques de la région, dont le directeur général du CLD de Bellechasse, Alain Vallières, le député de Bellechasse Jean Domingue, le maire de Saint-Charles, Charles-Eugène Blanchet, la directrice régionale du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) de la Chaudière-Appalaches, Renée Caron, et du directeur général de Tourisme Chaudière-Appalaches, Richard Moreau.
Ceux-ci ont rendu hommage à la famille McIsaac, qui a réussi à se démarquer et à faire sa place dans un secteur d'activité marginal. Le maire Blanchet a été particulièrement élogieux à l'endroit de M. McIsaac, qu'il côtoie depuis ses tous débuts dans les années 1970, le qualifiant d'«homme très persévérant, très tenace, qui est parvenu à passer au travers de nombreux moments difficiles».
Par la suite, M. Isaac a expliqué aux gens présents qu'il avait acquis sa propriété de 57 hectares en 1973 et qu'il avait commencé à l'exploiter en 1979 en tant que maraîcher. C'est en 1986 qu'il a concocté son premier vin à partir de petits fruits. La belle histoire du Ricaneux a cependant débuté deux ans plus tard lorsque l'entreprise a obtenu un permis de producteur artisan.
Aujourd'hui, l'entreprise vend plus de 10 000 bouteilles par année et accueille annuellement sur sa propriété près de 10 000 visiteurs qui veulent s'initier aux procédés de fabrication, visiter les champs et observer les fruits en culture (framboise, fraise, caseille, mûre, amélanche, aronia, sureau blanc, pimbina, cerise à la grappe) ou tout simplement déguster les délicieux produits du Ricaneux.
Par ailleurs, Jacques McIsaac peut compter sur ses filles Dominique et Nathalie (de retour au sein de l'entreprise familiale après un séjour à l'étranger de 12 ans) pour assurer la relève de l'entreprise, elles qui détiennent actuellement 49 % des parts de celle-ci.
Au cours des prochains mois, l'entreprise s'attardera au développement de nouveaux produits à partir de sureau et tentera une percée auprès des restaurateurs, délaissant peu à peu les marchés extérieurs.
Les produits alcoolisés désormais disponibles à la halte-routière
Alain Vallières a profité de l'activité de vendredi pour annoncer une bonne nouvelle, soit que Promotion Bellechasse avait obtenu l'autorisation de la Régie des alcools, des courses et des jeux pour que la boutique du terroir de la halte-routière de Saint-Michel devienne un marché public. Il s'agit d'une première au Québec.
Ce faisant, les producteurs de produits alcoolisés de la région, à savoir le Ricaneux, la Casa Breton et le Domaine Les 3 Collines, pourront désormais y vendre leurs produits, profitant ainsi d'une vitrine exceptionnelle. Mentionnons que l'entente, d'une durée de trois ans, est rétroactive au 1er janvier 2008.