Le vice-président principal de l'Association canadienne et québécoise des dépanneurs en alimentation (ACDA-AQDA), Michel Gadbois, était de passage à Saint-Henri dans le cadre de la tournée «Québec contrebande». On le voit accompagné du propriétaire du dépanneur Pétro-Canada de Saint-Henri, Serge Léveillé.
De passage à Saint-Henri le 10 juin dernier dans le cadre de la tournée «Québec contrebande» de l'Association canadienne et québécoise des dépanneurs en alimentation (ACDA-AQDA), le vice-président principal de l'organisme, Michel Gadbois, s'est attaqué aux «mythes qui aveuglent nos politiciens et les empêchent d'agir avec vigueur pour enrayer la contrebande endémique de tabac qui n'a plus de bon sens».
Au cours de cette tournée, élaborée en réaction aux déclarations du ministre du Revenu du Québec, Robert Dutil, à l'effet qu'il n'envisageait pas de baisses de taxes sur le tabac pour éviter d'encourager les gens à fumer, M. Gadbois visitera 25 villes du Québec en juin et mobilisera les dépanneurs pour qu'ils fassent pression auprès de leur député.
Aux dires de M. Gadbois, la politique gouvernementale de taxes excessives sur le tabac n'a eu pour effet que d'encourager le marché de la contrebande, qui constitue présentement 50 % des ventes de produits du tabac, et de contribuer à la fermeture de 380 dépanneurs au Québec en 2008.
Armé d'une étude réalisée par l'ACDA et Léger Marketing auprès de 1 010 Québécois adultes du 14 au 21 mai 2009, M. Gadbois s'est attaqué à six mythes parmi les plus répandus chez les politiciens.
«Nous avons demandé aux Québécois en général, mais surtout aux fumeurs, fumeurs de contrebande et ex-fumeurs, de nous dire franchement si les taxes excessives imposées depuis 2001 ont aidé en quoi que ce soit à réduire leur tabagisme. Leur réponse est un «non» catégorique et sans équivoque. Sur le plan de la lutte au tabagisme, c'est une mesure qui a été totalement nulle, un gros zéro», a déclaré M. Gadbois.
L'étude démontre en effet que 73 % des fumeurs estiment que les taxes excessives ont été inefficaces pour les inciter à fumer moins ou cesser de fumer, que seulement 6 % des ex-fumeurs ont arrêté de fumer à cause que le tabac est devenu trop cher, qu'aucun des fumeurs québécois interrogés n'estime qu'une baisse de taxes l'inciterait à fumer davantage et que 66 % des fumeurs de contrebandes seraient prêts à mettre de côté la contrebande si le prix des cigarettes vendues au dépanneur était deux fois plus élevé que celui du tabac de contrebande (lui qui est actuellement cinq fois plus élevé).
Souhaitant mettre fin à la politique des taxes excessives sur le tabac qui ne fait qu'encourager la contrebande de cigarettes et nuire gravement à l'industrie des dépanneurs, qui emploie 165 000 personnes au Canada et représente des ventes annuelles de 32 milliards $, l'ACDA-AQDA entend rencontrer des députés provinciaux et fédéraux (dont Dominique Vien et Steven Blaney) au cours de sa tournée afin de leur faire voir la réalité.
Les gens qui souhaitent consulter l'étude peuvent le faire au
www.quebeccontrebande.com.