LONDON, Ontario - Le gouvernement fédéral octroie à l'Ontario 6,2 milliards $ d'ici 2014 pour la remise à niveau des ses routes, ponts, viaducs et autres infrastructures.
En ajoutant les investissements du gouvernement provincial, ce montant doit s'élever à 9,3 milliards $.
En plus de permettre une mise à niveau des infrastructures ontariennes vieillissantes, ces dépenses devraient mener à la création de nombreux emplois, la province ayant été durement affectée par les mises à pied massives dans les secteurs automobile et manufacturier.
Parmi les priorités d'investissement se trouvent l'autoroute transcanadienne dans le nord-ouest ontarien, la couverture Internet haute vitesse en région rurale et les liens de transport en commun rapide dans la région de Waterloo.
Le ministre fédéral des Infrastructures, Lawrence Cannon, a remercié l'Ontario pour sa coopération exemplaire. Le gouvernement conservateur a souvent critiqué la gestion de l'économie du gouvernement libéral de l'Ontario.
"Notre gouvernement travaillera avec l'Ontario à identifier les besoins les plus pressants pour les citoyens, a souligné M. Cannon. Nous allons procéder dans un esprit de fédéralisme ouvert."
Son homologue de l'Ontario, George Smitherman, a également salué un accord attendu depuis longtemps. "Désormais, nous sommes sur la même longueur d'onde", a-t-il confié.
Des négociations similaires sur les infrastructures ont été complétées avec Québec et une entente doit être signée sous peu, a indiqué le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, ce qui signifie qu'il restera à Ottawa à s'entendre avec l'Alberta et le Manitoba.
Le premier ministre Dalton McGuinty s'est longtemps plaint qu'Ottawa percevait des milliards de dollars de plus en impôts de l'Ontario que ce qu'il retournait finalement à la province sous la forme de programmes et de services.
Une source du gouvernement libéral de l'Ontario a fait valoir que même si l'accord prouvait que les deux ordres de gouvernement pouvaient travailler ensemble, il changeait peu de choses à une "formule de péréquation absurde".
Un enseignant de sciences politiques à l'Université de Toronto a soutenu que les deux ordres de gouvernement n'avaient d'autre choix que de collaborer pour les dépenses d'infrastructures. Nelson Wiseman a par ailleurs fait remarquer que les projets jugés prioritaires se trouvaient dans des circonscriptions soit détenues par les conservateurs ou sujettes à un renversement aux prochaines élections.
Le chef néo-démocrate en Ontario, Howard Hampton, a salué l'entente, mais a ajouté que cela avait pris beaucoup trop de temps, blâmant "l'enfantillage" entre M. McGuinty et le premier ministre du Canada, Stephen Harper.
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