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Le gouvernement défend Bernier malgré de nouvelles révélations sur son ex-amie

Presse Canadienne Article mis en ligne le 16 mai 2008 à 0:00
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OTTAWA - De nouvelles révélations sur les liens avec le monde criminel de l'ex-amie de coeur de Maxime Bernier n'ont pas semblé ébranler le gouvernement conservateur, qui a continué vendredi à défendre le ministre des Affaires étrangères.
Julie Couillard aurait eu des relations avec des individus du monde interlope jusqu'en 2005, révèle une enquête du journal La Presse, dans son édition de vendredi. Avant cette révélation, on affirmait que l'ex-compagne de M. Bernier avait coupé les ponts avec le milieu criminel en 1999.
Or, Mme Couillard aurait vécu en 2004 avec Robert Pépin, un individu qui était en attente de procès pour vol d'une cargaison de marchandises. Il a ensuite plaidé coupable à une accusation de recel.
Outre Pépin, Julie Couillard a aussi été la conjointe de deux motards liés aux Hells Angels, à la fin des années 1990.
Des experts en sécurité estiment que la présence de Mme Couillard dans l'intimité du ministre a créé un risque réel à la sécurité nationale.
Mais le gouvernement continue de maintenir qu'il s'agit d'une question de vie privée, que toutes les questions de l'opposition ne sont que du potinage.
Aux Communes, le leader du gouvernement en Chambre, Peter Van Loan, a accusé l'opposition de "commérage".
Son collègue ministre des Transports, Lawrence Cannon, a pour sa part répété qu'il n'y a jamais eu de menace à la sécurité du Canada.
"Nous avons réitéré que le gouvernement ne met pas en cause la sécurité nationale. Elle n'est pas à risque. Je dois simplement dire que la véritable et la plus grande menace à la sécurité du Canada est la séparation que propose le Bloc québécois", a soutenu M. Cannon, qui offre des boutades en réplique aux questions du Bloc depuis le début de cette affaire.
Mais jamais le gouvernement n'a voulu dire s'il était au courant du passé de Mme Couillard, si des enquêtes de sécurité ont été menées ou encore si M. Bernier a pris des dispositions pour garder des informations secrètes à l'abri des yeux et des oreilles de la femme qu'il a fréquentée entre l'été dernier et la fin de l'hiver.
Le Bloc québécois et le Parti libéral se sont défendus, vendredi, de se livrer à du potinage, comme l'affirment les conservateurs. Ils estiment que les nouvelles révélations sont la preuve que le gouvernement Harper doit commencer à répondre aux questions.
"On apprend de nouvelles allégations, qui peuvent être vraies ou fausses, mais c'est au gouvernement à prendre ses responsabilités et à dire aux Canadiens si, oui ou non, des mesures de sécurité ont été prises et lesquelles", a martelé le chef libéral Stéphane Dion, qui croit que les nouvelles informations "ajoutent de la pression" sur le gouvernement.
Pour le leader parlementaire du Bloc, Pierre Paquette, tout cela "montre encore plus l'importance de clarifier toute la situation. (...) Ses liens avec le milieu criminel étaient très récents et donc la GRC était au courant, a sûrement prévenu et le ministre Bernier et le gouvernement et le premier ministre Harper de cette situation-là. Il y a eu manque je dirais de jugement, irresponsabilité. On doit nous dire ce qui s'est passé."
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne
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