Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
La Voix du Sud
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

La protection de l'environnement une préoccupation bien présente dans le secteur agricole

André Poulin par André Poulin
Voir tous les articles de André Poulin
Article mis en ligne le 19 mai 2007 à 14:22
Soyez le premier à commenter cet article
La protection de l'environnement une préoccupation bien présente dans le secteur agricole
Mme Lynda Deschênes, agente agroenvironnementale à l'UPA de la Beauce, visite les producteurs de la région pour les sensibiliser à l'adoption de procédés culturaux plus respectueux de l'environnement. Elle apparaît sur la photo en compagnie de M. Pierre Giguère, conseiller en aménagement et environnement, à l'UPA de la Beauce.
La protection de l'environnement une préoccupation bien présente dans le secteur agricole
Au même titre que la très grande majorité des citoyens, les producteurs agricoles québécois se sentent concernés par la protection de leur environnement.

Plus marquée depuis le début des années 1990, cette préoccupation s'est depuis traduite en plusieurs actions concrètes non pas seulement dans le domaine des pratiques agricoles mais aussi en nombre de ressources humaines mises à la disposition des entreprises agricoles pour les supporter dans leurs démarches agroenvironnementales. Depuis 1998, par exemple, une agente agroenvironnementale est employée par l'UPA de la Beauce avec pour seul mandat de rencontrer les producteurs agricoles pour les informer de pratiques à la fois plus écologiques et plus durables pour leur entreprise.
Des pratiques agricoles renouvelées
À la faveur de ce genre d'intervention et de l'émergence au début des années 1990, des Clubs conseil en agroenvironnement ou clubs de fertilisation, dont le financement est assuré à parts égales par les producteurs et les gouvernements fédéral et provincial, les pratiques d'épandage des fumiers ou lisiers sur les cultures ont ainsi été radicalement modifiées.

Alors qu'avant 1993, la très grande majorité des producteurs agricoles procédait à l'épandage des purins au cours de l'automne, rares sont ceux qui le font aujourd'hui. Désormais, l'épandage se fait systématiquement après les coupes de foin successives au cours de l'été sur la base de programmes agroenvironementaux de fertilisation (PAEF) qui précise exactement les quantités de fumier devant être épandues pour répondre aux besoins des plantes. 64 % des 4 565 fermes d'élevage de Chaudière-Appalaches sont actuellement dotés de tels plans. Tout en permettant aux producteurs de tirer un meilleur parti des engrais de ferme et de réduire l'utilisation d'engrais minéraux, cette façon de faire a comme avantage de réduire la pollution diffuse causée par des épandages incontrôlés de purin.

Par contre, ce changement de pratique a eu pour conséquence d'occasionner des problèmes d'odeur pour les résidants des villages des milieux agricoles.

Diverses mesures ont toutefois été adoptées pour faciliter la cohabitation entre producteurs agricoles et résidants des milieux ruraux.

Des ententes à l'amiable ont ainsi été conclues entre des syndicats de base de l'UPA et plusieurs municipalités afin d'éviter que des épandages de purins ou de lisier soient effectués certaines fins de semaine d'été ou fêtes particulières comme la Saint-Jean, la Fête du Canada ou la Fête du travail.

Il en a été de même lors de festivités spécifiques comme les célébrations entourant les anniversaires de fondation de municipalités, ce qui a favorisé une cohabitation plus harmonieuse des producteurs agricoles avec leurs concitoyens.

La loi sur les compétences municipales adoptée en 2005 permet d'ailleurs aux municipalités d'interdire durant 12 jours l'épandage en période estivale, mais sans excéder trois jours consécutifs. Depuis le 1er avril 2005, l'épandage du lisier de porc doit par ailleurs se faire exclusivement avec des rampes basses soit à une hauteur maximum d’un mètre du sol et avec un jet de deux mètres maximum de largeur, ce qui limite la dispersion des odeurs dans l'air. Une telle mesure devrait s'appliquer à compter de 2008 au lisier de bovin.

Elle apparaît sur la photo en compagnie de M. Pierre Giguère, conseiller en aménagement et environnement, à l'UPA de la Beauce.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


La question du net

  • Craignez-vous une éventuelle récession économique?
  • oui
  • non