Les organisateurs de démolitions peuvent respirer en paix
Les organisateurs de courses de démolition peuvent respirer en paix puisque le ministère du Développement Durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) n'effectuera pas systématiquement l'inspection des sites de courses pour vérifier si ceux-ci polluent ou non la nappe phréatique.
«Comme il est tenu de le faire, le ministère donnera toutefois suite aux plaintes de pollution qui pourraient lui être faites par le public à l'endroit des courses de démolition» explique M. Christian Sasseville du MDDEP. Cette décision tient au fait que les courses de démolition ne figurent pas dans la liste des activités ou installations inscrites au programme d'inspection systématique du Centre de contrôle environnemental du Québec. «Ce programme est établi en fonction de l'importance des risques environnementaux de certains activités, ce qui explique que les lieux d'enfouissement, les industries des pâtes et papier ou certaines activités agricoles fassent partie de la liste du programme d'inspection systématique et pas une activité ponctuelle comme une course de démolition. Avec ces courses, le ministère se comporte comme il le fait pour toutes les entreprises ou secteurs d'activités qui ne font pas partie du programme d'inspection systématique et n'intervient que lorsqu'une plainte est faite» précise M. Sasseville.
Ç’a été le cas en 2006 et 2007 à Saint-Raphaël, ce qui explique que les inspecteurs du ministère soient intervenus et les démarches de la municipalité de Saint-Raphaël, qui est propriétaire du terrain où se tient la démolition, pour obtenir un certificat d'autorisation pour la tenue de la prochaine course.
Les premiers plans de plate-forme soumis au ministère pour ce faire nécessiteraient des investissements de l'ordre de 45 000 $ mais le ministère est prêt à considérer une hypothèse plus économique. Un mandat en ce sens a d'ailleurs été confié par la municipalité de Saint-Raphaël à ses ingénieurs