Jean Charest a commenté les rapports Gagné et Castonguay lors de son passage à Saint-Georges le 21 février dernier.
Charest sensibilisé au dossier des régions ressources
«Nous allons chercher à éliminer les iniquités là où les avantages donnés à une région se font aux dépens d'une autre région. Il faut éliminer ces obstacles-là; notre compétiteur à nous n'est pas de l'autre côté de la rue mais à l'autre bout du monde», a déclaré Jean Charest le 21 février dernier à Saint-Georges, dans le cadre du 5e Midi-Rencontre Desjardins présenté par la Chambre de commerce de l'endroit.
Le premier ministre du Québec a voulu se faire rassurant auprès des 250 gens d'affaires beaucerons présents à l'événement. «Je veux dire aux gens de la Beauce que c'est un enjeu très important pour notre gouvernement», a-t-il mentionné, ajoutant que certaines solutions seraient annoncées dans le prochain budget. Il a précisé que son parti était en discussion avec le PQ et l'ADQ à ce sujet.
Rappelant que la Beauce était victime d'une concurrence déloyale de la part des régions ressources et que le taux de chômage ne cessait d'augmenter dans cette région, la présidente de la Chambre de commerce de Saint-Georges, Brigitte Busque, a invité M. Charest à poser des actions concrètes pour mettre fin à cette injustice. «Nous avons besoin de l'appui du gouvernement pour mettre un frein à l'érosion du secteur manufacturier et de la transformation beauceronne», a-t-elle affirmé.
Par ailleurs, Jean Charest a profité de sa présence à Saint-Georges pour commenter une première fois le rapport Castonguay. À l'instar de son ministre de la Santé Philippe Couillard, il a affirmé qu'il n'était pas question pour le gouvernement de taxer davantage les citoyens pour financer le réseau de la santé. «Avant d'aller mettre la main dans les poches des contribuables, il faut regarder à nouveau le système, aller chercher des gains d'efficacité dans le système pour le faire mieux marcher», a-t-il soutenu.
M. Charest considère néanmoins que le rapport Castonguay contient d'excellentes recommandations qui devront être analysées. Il ne ferme pas la porte à la pratique mixte des médecins, à condition qu'il y ait assez de médecins au départ dans le réseau public, et souhaite encourager davantage l'investissement privé.
Le premier ministre souhaite cependant procéder à une réorganisation du réseau de la santé plutôt qu'à une réforme en profondeur. «Si on est pour manger un éléphant, on est mieux de le manger une bouchée à la fois», a-t-il soutenu.