Les résultats du rapport d'étude sur la viabilité du tronçon ferroviaire Vallée-Jonction-Lac-Frontière du Québec Central comme infrastructure de développement économique pour les entreprises de la région démontre que les expériences et activités passées du chemin de fer ont affecté sa crédibilité et propose un scénario visant à effectuer des travaux minimaux estimés à 11,4 M $ afin de permettre une circulation de 25 m/h pour du transport de marchandises et le transport de wagons de 286 000 livres.
Ceux-ci ont été dévoilés le 1er mai dernier en présence du président de la CRÉ, Réal Laverdière, du préfet de la MRC de l'Amiante, Hélène Faucher, et de la conseillère à la Ville de Lévis, Anne Ladouceur. Cette étude a été réalisée au coût de 23 850 $ et prise en charge en décembre dernier par la MRC de Montmagny, en collaboration avec celles de Beauce-Sartigan et des Etchemins ainsi que de la CRÉ.
Selon les 19 entreprises qui ont accepté de collaborer à cette étude, les chances de succès sont mitigées. Cependant, certaines seraient prêtes à utiliser ce moyen de transport conditionnellement au délai, à la fiabilité, à la qualité et au coût du service. La demande potentielle a été estimée, à court terme, à un volume de 5000 wagons par année.
Sur le plan de l’exploitation, l’étude démontre l’intérêt d’une entreprise de la région, soit le Chemin de fer Sartigan, à offrir le service de transport des marchandises par train. Le modèle d’affaires suggère que l’État soit propriétaire du rail et que le promoteur en soit locataire. Le promoteur s’engage également à négocier une redevance à l’État.
Suite au dépôt du rapport d’étude, les membres du conseil d’administration de la CRÉ en sont venus à un consensus régional sur la nécessité et l’urgence de trouver une solution acceptable pour tous concernant le tracé de la piste cyclable et de la voie ferrée, s’il y a lieu, sur le territoire de la MRC de Robert-Cliche.
L'unanimité prévaut aussi pour ce qui est de l'importance de réitérer la demande à la ministre des Transports d’acquérir l’emprise ferroviaire comprise entre Notre-Dame-des-Pins et Lac-Frontière afin d’en assurer son intégralité à des fins d’utilité publique et pour lui demander d’évaluer plus à fond l’étude et le projet de plan d’affaires avec les promoteurs de Chemin de fer Sartigan.
Pour en savoir davantage sur le rapport d’étude, consultez le site Web
www.chaudiere-appalaches.qc.ca.