Les impressionnants échafaudages installés à l'église de Saint-Henri.
690 000 $ investis dans le clocher de l'église deSaint-Henri
En cours depuis la fin du mois d'avril, les travaux de la réfection du clocher de l'église de Saint-Henri, qui coiffe cet immeuble de 75 pieds de sa structure filiforme de quelque 115 pieds de hauteur, devraient se poursuivre jusqu'à la mi-septembre.
Octroyé à la compagnie Couture et Tanguay de Charny, le contrat d'exécution de ces travaux commande des investissements de 690 000 $.
Ces investissements, le marguiller et président de l'Assemblée de fabrique, M Raymond Godbout, se réjouit de ce que la générosité des Henriçois et les subsides gouvernementaux permettent de les financer en totalité. 579 particuliers et citoyens corporatifs ont en effet versé 249 269 $ lors de la souscription organisée entre 2005 et 2007 pour financer la réflexion du clocher de l'église, ce qui représente une contribution moyenne de 430.51 $ par donateur.Via le Conseil du patrimoine religieux du Québec, le gouvernement du Québec s'est, quant à lui, engagé, à verser jusqu'à un maximum de 445 000 $ pour le financement de ce projet, qui consiste au remplacement de la tôle du clocher ainsi que des poutres, madriers et planches pourris du clocher. Le coq de cuivre arraché du sommet de la croix de 18 pieds qui domine le clocher au cours de l'été 2007 par une montgolfière sera aussi replacé. Il en sera demême pour les 16 pinacles qui avaient été enlevés du clocher parce que trop endommagés, ce qui lui redonnera son aspect gothique original qui contribue au classement de l'immeuble comme édifice religieux exceptionnel de classe B et lui donne droit aux subventions du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine.
La restauration de la demi-douzaine de statues présentes devant l'église sera aussi effectuée dans le cadre de ce projet, le troisième de l'histoire de Saint-Henri, qui s'inscrit dans la suite logique des travaux de réfection de la toiture qui a complètement été refaite en 2002.
La pérennité de cette église de pierre patrimoniale dont la construction s'est étalée durant 9 ans entre 1870 et 1879 s'en trouvera de ce fait assurée pour les générations à venir et ce sans hypothéquer les finances de l'assemblée de fabrique.