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La Voix du Sud
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Les militants anti-Rabaska fourbissent leurs armes

Ludovic Côté par Ludovic Côté
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Article mis en ligne le 18 août 2008 à 14:42
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Les militants anti-Rabaska fourbissent leurs armes
Les participants du 6e Campement Autogéré sont installés depuis le 8 août dernier sur une terre située à l'angle de la route 132 et de la rue Turgeon, à Lévis.
Les militants anti-Rabaska fourbissent leurs armes
Installés depuis le 8 août dernier dans la région de Beaumont-Lévis en réponse à une invitation du collectif «Stop au Méthanier», les participants du Campement Autogéré ont accueilli dimanche dernier la population ainsi que les organismes et coalitions anti-Rabaska pour une journée d'ateliers et d'échanges ayant pour objectif d'identifier les actions à poser les 23 et 24 août prochains «pour couler le canot Rabaska».

Par cette «Journée momentum pour couler Rabaska», les participants souhaitaient profiter de l'explosion d'un entrepôt de propane au nord-ouest de Toronto et de la démission de Glen Kelly de Rabaska, tous deux survenues au cours de la dernière semaine, pour rappeler aux militants anti-Rabaska que la lutte n'était pas terminée et qu'il était possible avec des actions de masse d'enrayer le projet de port méthanier.

Les résultats de cette journée d'échange se feront sentir à l'occasion des journées d'action des 23 et 24 août prochains. Entre-temps, les militants ont eu l'occasion de se faire entendre lors du conseil municipal de Lévis du 18 août, où ils ont remis le dossier Rabaska à l'ordre du jour.

Mentionnons que le Campement Autogéré s'inscrit dans la mouvance internationale des Camps for Climate Change et a vu le jour au Québec en 2003 à Saint-Malachie. Il s'agit d'un lieu politique, ouvert et inclusif, dans lequel les participants sont invités à expérimenter la construction d'une zone autonome temporaire. L'autogestion, la solidarité, le partage, le respect, l'égalité, la démocratie directe et l'écologie sont quelques-unes des valeurs qui animent ceux-ci dans la réalisation des différentes tâches inhérentes à la vie de groupe.

Plus d'une centaine de personnes, tant du Québec que de l'extérieur (Nouveau-Brunswick, Colombie-Britannique et Mexique, entre autres) ont participé à ce 6e Campement Autogéré qui avait débuté ses activités sur une terre agricole à Beaumont, mais qui a dû se déplacer quelques kilomètres plus loin sur la route 132 à Lévis, puisque sa présence en ces lieux allait à l'encontre d'un règlement de zonage de la MRC de Bellechasse.
Une nouvelle voix dans le dossier Rabaska
Par ailleurs, la journée de dimanche a été l'occasion de lancé le film anti-Rabaska «Anatomie d'un dinosaure blanc en cinq chapitres». Réalisé par Chloé Germain-Thérien, Olivier D. Asselin et l'ex-candidat de Québec solidaire dans Bellechasse, Colin Perrault, il présente différentes entrevues réalisées avec la population locale directement concernée par Rabaska, ainsi qu'avec les représentants des coalitions opposées au projet.
«Selon nous, les médias de masse n'ont montré qu'une vision unique du projet, soit celle des promoteurs; notre objectif avec ce film était de montrer la diversité des points de vue», a expliqué M. Asselin, qui a ajouté que ce court-métrage de 13 minutes avait été créé dans un «processus similaire au campement, c'est-à-dire très horizontal, sans véritable hiérarchie».

Par ailleurs, M. Perreault a mentionné qu'il souhaitait que le film circule dans les municipalités de la région et éventuellement à l'échelle du Québec. «Nous voulons que le plus de gens possible aient accès à ce film afin qu'ils puissent se forger une opinion éclairée sur le projet Rabaska», a-t-il déclaré, invitant les personnes intéressées à le visionner à écrire à l'adresse courriel info@uncampement.net.

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Jean-Pierre Boisvert

Commentaire mis en ligne le 18 août 2008
J'appuis sans réserve les organismes et coalitions anti-Rabaska. En fait quelle est donc le plan prévu par la mairesse de Lévis dans l'éventualité d'un accident majeur d'un méthanier sur le fleuve ou d'un accident comme celui de l'explosion d'un entrepôt de propane au nord-ouest de Toronto sur le site prévu du port méthanier ou des installations de Rabaska.

A mon sens ce lieu n'a absolument pas à être la porte d'entrée pour du gaz naturel qui en fin de compte sera utilisé aux les Etats-Unis.

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