Le président de l'AQLPA, André Bélisle.
L'AQLPA veut renflouer ses coffres
Grandement affectée financièrement par le litige qui l'a opposé pendant plus de trois ans à l'entreprise de récupération de métaux AIM, l'Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) compte profiter de l'attention médiatique que suscitera les consultations particulières et auditions publiques dans le cadre de l'étude du projet de loi no 99 (Loi modifiant le Code de procédure civile pour prévenir l'utilisation abusive des tribunaux et favoriser le respect de la liberté d'expression et la participation des citoyens aux débats publics) pour mousser sa campagne de financement.
Le président de l'AQLPA, André Bélisle, a mentionné que l'organisme environnemental avait perdu beaucoup de contrats et de commandites au cours des dernières années et accusé une importante diminution de son membership (de 650 à 400 membres), en raison de ses obligations en Cour qui ont pris le dessus sur ses campagnes de financement et de recrutement de membres.
Les pertes financières ont obligé l'organisme à couper dans sa masse salariale (elle est passée de six employés à temps plein à deux), entraînant l'abandon de plusieurs dossiers pour se concentrer uniquement sur ceux prioritaires. M. Bélisle a d'ailleurs qualifié la situation de sérieuse, spécifiant tout de même que l'avenir de l'organisme n'était pas compromis.
Afin de renflouer ses coffres, l'AQLPA lancera une campagne de financement à deux volets après la fête du Travail. Au niveau local, l'organisme effectuera plusieurs opérations de financement qui seront dévoilées en détail à l'occasion de son assemblée générale annuelle du 28 août prochain.
L'AQLPA compte également profiter des consultations particulières et auditions publiques sur le projet de loi no 99, qui se tiendront les 7, 14, 15, 16 et 22 octobre prochains, et auxquelles l'organisme participera, pour promouvoir sa campagne de financement dans les médias nationaux, qui risque d'être intéressés par ces consultations qui concernent directement les poursuites-bâillons (SLAPP). Le Comité de restauration de la rivière Etchemin (CRRE), la Ligue des droits et libertés, le Barreau du Québec, la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse et le Réseau québécois des groupes écologistes sont quelques-uns des organismes qui participeront à ces audiences publiques.
L'objectif est qu'au terme de sa campagne, qui s'échelonnera jusqu'au printemps prochain, l'AQLPA ait au moins 500 membres, elle qui en a déjà compté 4 000 dans ses belles années.