Richard Lacasse, ce conseiller en communication à la Fédération des caisses Desjardins, qui est originaire de Honfleur, s'envolait, le 12 juin dernier, pour Dakar au Sénégal. De là, il s'est rendu au Daara (daar signifie maison/foyer en arabe) de Malika, à environ 25 km au nord-est de la capitale, où il a passé ses quatre semaines de vacances annuelles à enseigner le français à des enfants issus de milieux défavorisés et à réaliser différents travaux d'entretien des bâtiments de cette institution, qui accueille jusqu'à 280 garçons et filles de 6 à 14 ans dont quelques 200 externes et 70 internes, qui seraient autrement condamnés à la mendicité pour survivre dans les grandes agglomérations.
Comme lui, depuis 2004, des jeunes âgés de 18 à 25 ans venant de Belgique, de France, d’Italie et du Québec aussi bien que des personnes plus âgées en provenance de ces mêmes pays choisissent d'y vivre en tout temps de l'année une expérience de coopérant volontaire, ce qui implique qu'ils assument leurs frais de déplacements et participent financièrement avec un modeste 1 $ par jour à leurs frais de subsistance une fois sur place. Ces coopérants volontaires participent selon leurs compétences à l'éducation des jeunes, à des travaux de rénovations ou de constructions, etc.
Pour M. Richard Lacasse, qui a été mis au fait de l'existence du Daara de Malika par Mme Ndèye Fall, qu'il a connu au milieu des années 90 alors qu'elle oeuvrait comme représentante de l'UNESCO au Québec et que lui travaillait comme conseiller en communication auprès de cette organisation, ce séjour d'un mois au Sénégal s'est révélé des plus enrichissants.
«Étant un passionné de la langue française qui s'avère pour moi l'expression même de l'âme d'un peuple et une manifestation concrète de ses sensibilités et de ses façons d'être et de penser, j'ai évidemment profité de mon séjour au Daara pour faire partager à ses enfants ma passion. Cela m'a notamment amené à soumettre à leur attention la maxime ¨Ce qui mérite d'être fait mérite d'être bien fait¨, qui fait notamment référence au modèle d'éducation que j'ai reçue sur la ferme de mon père Émilien dans ma jeunesse. La suggestion a à ce point plu que le directeur de l'école a décidé de la retenir comme slogan de l'école», explique Richard Lacasse.
Et pour cause, puisque ce slogan est désormais écrit en couleurs bleu, jaune et rouge, soit celles du drapeau sénégalais, sur les murs du Daara et ce, non seulement en français, mais en arabe et en wolof, la langue vernaculaire la plus parlée au Sénégal.
«Tout au cours de mon séjour au Daara, j'ai eu le sentiment non seulement d'être utile, mais de recevoir un cadeau, en vivant la riche expérience d'être exposé à la différence économique, linguistique et religieuse » explique Richard Lacasse, qui espère bien retourner au Sénégal et si possible accompagné de son fils Benjamin afin de lui donner la chance de connaître autre chose que le confort et le matérialisme nord-américain.
Revenu au Québec, le 14 juillet, Richard Lacasse invite finalement ses concitoyens bellechassois à visiter les sites web du Daara de Malika
www.daarademalika.fr.gd) ou encore celui de l'Association internationale francophone des aînés (AIFA)
www.aifa.ca), qui supervise le Daara de Malika depuis 2005 et qui a des ramifications dans de nombreux pays du monde dont le Canada, la Belgique, la France, etc. pour obtenir toute l'information nécessaire à la réalisation d'un tel projet.