Mme Denise Prévost, membre de Développement et Paix à Saint-Charles de Bellechasse, reçoit des mains de Charles-Eugène Bergeron, représentant du Conseil National, un certificat la remerciant pour son dynamisme et son engagement.
Développement et Paix de Chaudière-Appalaches interpelle le nouveau gouvernement
Vingt membres de l’organisme Développement et Paix réunis à Saint-Henri-de-Lévis la semaine dernière ont convenu d’interpeller le nouveau gouvernement sur la question de l’aide au développement. « L’enjeu de la solidarité avec les plus pauvres de la planète a été presque oublié durant la campagne électorale. Selon les partenaires que nous soutenons dans de nombreux pays pauvres, l’attitude du Canada fait honte», estime Mme Denise-Prévost, bénévole de Développement et Paix à Saint-Charles-de- Bellechasse.
Le Canada se classe seizième des États membres de l’OCDE avec à peine 0,28 % de son PNB annuel à l’Aide publique au développement (APD), soit une baisse par rapport au taux de 0,33 % du budget fédéral 2006-2007. Les volontaires de Développement et Paix en région, à l’instar de milliers de membres d’un océan à l’autre, demandent aux nouveaux élus d’énoncer leur position face à d’importants enjeux d’aide internationale et d’en faire des priorités durant leur mandat à la Chambre des communes, notamment:
Aide publique au développement à l’étranger
Le nouveau gouvernement doit établir un échéancier prioritaire pour accroître l’APD afin qu’elle atteigne l’objectif de 0,7 %. De plus, le Canada se doit selon l'organisme d'orienter ses nouvelles dépenses liées au développement agricole et rural vers la réduction de la faim et de la pauvreté dans les pays du Sud, par la reconquête de leur souveraineté alimentaire. Auprès de l’Organisation mondiale du commerce et dans les négociations commerciales bilatérales, le Canada doit réclamer avec fermeté la révision des subventions agricoles des pays du Nord.
Enfin, le gouvernement doit mettre en œuvre les recommandations des Tables rondes nationales sur la responsabilité sociale des entreprises et de l’industrie extractive canadienne dans les pays en développement afin que les compagnies minières canadiennes soient tenues responsables de leurs actions à l’étranger. « Ces derniers mois, nous n’avons pas cessé d’appuyer nos partenaires des Antilles, d’Amérique latine, d’Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient alors qu’ils subissaient, coup sur coup, la crise alimentaire et des catastrophes souvent causées par la soif de profit d’entreprises occidentales. » soutient Mme Diane Rousseau, membre locale de Développement et Paix. Les gens intéressés désireux de prendre part au mouvement, porteur d’une valeur fondamentale : « l’option préférentielle pour les pauvres », peuvent joindre le bureau régional de Développement et Paix au: 418 683 9901 ou consulter le site web :
www.devp.org