Jean Charest est venue appuyer sa candidate bellechassoise Dominique Vien, à l'occasion d'un souper qui s'est tenu le 11 novembre dernier à Saint-Gervais.
Charest de passage à Saint-Gervais pour appuyer Dominique Vien
Le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Jean Charest, a profité de son passage dans la région de Chaudière-Appalaches le 12 novembre dernier pour venir appuyer sa candidate dans Bellechasse, Dominique Vien, au cours d'un souper qui a eu lieu au Centre socio-culturel de Saint-Gervais, et auquel plus de 400 militants libéraux ont participé.
«Quelle joie de retrouver une amie et future collègue», a lancé d'entrée de jeu M. Charest, qui a ajouté que «ce que je vois ce soir me dit que vous ne l'avez pas oublié». Le premier ministre sortant n'avait que de bons mots pour l'ex-députée de Bellechasse, dépeignant entre autres Dominique Vien comme «quelqu'un de très solide pour représenter Bellechasse à l'Assemblée nationale», en cette période de crise économique.
À ce sujet, M. Charest a justifié sa décision de déclencher des élections en déclarant que «devant l'instabilité économique, il faut de la stabilité politique». Selon lui, cette stabilité se traduit par l'élection d'un gouvernement libéral majoritaire.
Soulignant que le principal enjeu de cette campagne électorale était l'économie, M. Charest a profité de son passage dans Bellechasse pour faire quelques annonces de nature économique. Parmi celles-ci, mentionnons l'augmentation des investissements au niveau des infrastructures, l'adoption de nouvelles politiques dans le secteur agroalimentaire, l'augmentation du nombre de places en garderie et du crédit d'impôt en milieu privé, l'augmentation du salaire minimum et la mise en place de mesures favorisant l'accès aux capitaux pour les PME.
Enfin, concernant le secteur de la santé, M. Charest a décoché quelques flèches à son opposante du Parti québécois. «Pauline Marois n'a aucune crédibilité lorsqu'elle parle de santé», a-t-il déclaré, rappelant entre autres la mise à la retraite de plusieurs médecins et infirmières alors qu'elle était ministre de la Santé et des Services sociaux (de décembre 1998 à mars 2001). «Mettre un médecin à la retraite, ça prend dix minutes. En former un, ça prend dix ans», a-t-il souligné.
Dominique Vien s'en prend à Jean Domingue
De son côté, Mme Vien s'en est pris au candidat adéquiste de Bellechasse, Jean Domingue, qu'elle accuse de ne pas avoir rempli son mandat de député. «Ses deux bras croisés sur sa pancarte électorale reflètent bien son travail durant son mandat», s'est-elle exclamée, ajoutant que «Bellechasse n'a pas les moyens de voter pour quelqu'un qui va encore surfer sur ses fonctions de député».
Qualifiant son bilan comme députée de Bellechasse de 2003 à 2007 d'impressionnant, Mme Vien a profité du passage de son chef pour faire quelques annonces pour Bellechasse. Elle s'est entre autres engagée à appuyer le déploiement d'éoliennes dans la Parc du Massif du Sud, en respectant la volonté des municipalités concernées, la mise en place d'un service ambulatoire à Saint-Magloire, le projet de transformation de l'église de La Durantaye, ainsi que les actions du comité Vision Sécurité 279.
France Côté
Commentaire mis en ligne le 16 novembre 2008Monsieur Ludovic Côté
Dans l'édition du 16 novembre du journal Le Soleil, le journaliste Simon Boivin, qui était présent à St-Gervais, nous présente le discours de Monsieur Charest vu sous un angle...différent. Vive la diversité d'information!